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19/12/2012

Paroles Noires

Bientôt…

17/12/2012

« QU’ON LAISSE LA JUSTICE FAIRE SON TRAVAIL »

Dogbo Blé.jpg

Jusqu’à quand continuerons-nous de subir et même de supporter l’incompétence notoire de ce régime estampillé « Alassane Ouattara » ? Vingt mois que ce monsieur continue de tâtonner, en se jouant des ivoiriens comme un aveugle qui promène sa canne, çà et là.

Conséquences: de sombres nuages s’amoncellent dans notre paysage socio-politique, un profond et réel sentiment de justice sélective exacerbe la haine entre ivoiriens, des inconnus, probablement  - comme plusieurs d’entre nous, déçus par les promesses non-tenues par Ouattara, continuent leurs attaques contre les FRCI, symboles de la conquête sanglante du pouvoir, la réconciliation n’est qu’un vain mot, le pays est au bord de l’explosion... Non, cela n’a rien d’ahurissant, c’est cela même, la Côte d’Ivoire « made by Ouattara ».

En effet, ce n’est pas tant ce pouvoir impopulaire issu des bombes françaises qui inquiète, car tout pouvoir, sachons-le, est comme une fleur qui se flétrit et se fane, pour finalement disparaitre, à tout jamais. Mais son abus. L’abus du pouvoir, la pratique de la dictature – à court et à long terme – avec ses conséquences désastreuses pour les générations à venir, voilà le cauchemar des ivoiriens.

Ainsi, monsieur Ouattara est en train de semer – si cela n’est déjà - ce qui constituera demain, l’une des plus graves crises socio-politique que la Côte d’Ivoire ait jamais connue, après la crise post-électorale. N’en déplaise à ceux qui comme l’autruche, préfèrent enfouir leurs crânes dans la terre, se refusant à accepter le triste et véritable déroulement de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Nous en sommes tous des témoins vivants afin que personne ne se laisse endormir par ces chanteurs de berceuse.

« Les ivoiriens se réconcilient », « La réconciliation est en marche », clament-ils néanmoins, ces autruches, ces oiseaux de mauvaise augure.

Et pourtant, le monde entier s’en rend bien compte. Sur les plateaux de télévision, les débats son houleux, le ton est virulent, la violence et la rancœur ne sont pas loin. Il faut se l’avouer, la réconciliation est un rêve, quasi inaccessible en Côte d’Ivoire, sous l’ère Ouattara.

L’abus du pouvoir débouchant – entre autres - sur une justice sélective, est un fléau institué par Ouattara. Un mal qui ronge la Côte d’Ivoire de l’intérieur, lentement, mais surement.

Interpellés sur les raisons d’une telle défaillance, nos frères, les ouattaristes, ces gens plus militants que citoyens ivoiriens, préfèrent la fuite en avant : « Qu’on laisse la justice faire son travail ».

Pendant ce temps, Laurent Gbagbo est incarcéré à la Haye, ses partisans sont enfermés, torturés, pourchassés, contraints à l’exil… Pendant ce temps, le tapis rouge est déroulé aux seigneurs de guerre ouattaristes, pendant ce temps…, « Qu’on laisse la justice faire son travail ». Le refrain est constant, voire révoltant.

Vingt mois que Duékoué pleure son peuple « génocidé » et que Nahibly est hanté par les cris effroyables de ses refugiés enterrés dans des fosses communes. Vingt mois qu’on attend cette fameuse justice.

Mais alors, de quelle justice peut-il bien s’agir ? De celle qui, en plus d’être sélective, surprend par sa vitesse à double sens ?

Vitesse de la lumière pour Dogbo Blé, Akoun Laurent…, vitesse d’escargot pour les partisans de Ouattara, coupables de plus de mille morts en une seule journée.

Assurément, nous avons encore devant nous, de beaux jours à attendre. Attendre encore des jours que cette justice fasse son travail. Peut-être…, lorsque les poulets auront poussé des dents.

Marc Micael

http://afriquemergente.ivoire-blog.com/

 

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07/12/2012

‘’ L’EVANGILE ’’ SELON CARTER III

 

CARTER III.jpg

Carter III, est l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire. A ce titre, ce personnage se croit certainement investit d’une mission – oh, combien de fois - divine auprès de nous autres, pauvres africains qui ne sont pas, selon la thèse à la fois inique et raciste, «assez mûrs pour la démocratie ».

Le représentant des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, version Ouattara, est avant tout en territoire conquis. Il peut par conséquent se permettre tous les écarts dignes d’un prédateur sur sa chasse gardée.

Ainsi, celui dont il est dit qu’il « n’a pas sa langue dans la poche » vient de dévoiler le contenu de sa « mission » : «C’est clair que les Etats-Unis veulent établir une culture démocratique en Côte d’Ivoire », martèle-t-il devant la presse.

Mieux, après avoir annoncé cette « bonne nouvelle » aux ivoiriens, « l’envoyé » de la première puissance mondiale, leur indique le chemin de leur « salut » : «Laurent Gbagbo, s’est rayé et je pense que la question de la réconciliation incombe à ceux qui sont là en côte d’ivoire maintenant. La question de Laurent Gbagbo, à mon avis, c’est une question qui est dépassée ». Parole de Carter III, parole des Etats-Unis d’Amérique !

La presse pro-Ouattara aux yeux de qui – manifestement - cette parole mérite toute confiance, donc revêt un caractère d’évangile, ne s’est pas fait prier pour s’en faire l’écho: « Gbagbo, c’est du passé », « le mythe brisé » ou encore : « cet homme est fini ». Et, pourtant…

Cela est de notoriété que depuis le 11 avril 2011, date de son kidnapping jusqu’à ce jour, Laurent Gbagbo, ou « la question de Laurent Gbagbo » » demeure au cœur du débat politique national, donc au centre des préoccupations se rapportant à la situation socio-politique ivoirienne. A quoi obéit donc les récentes sorties médiatiques du représentant américain ?

Cela est aussi de notoriété que depuis plusieurs mois de présence  à la tête de la Côte d’Ivoire, monsieur Ouattara peine à asseoir définitivement un pouvoir précédé par les bombes occidentales. Un pouvoir fébrile qui, sous les feux des critiques de l’opposition et des observateurs encore lucides de la crise ivoirienne, n’a de cesse de montrer ses limites.

Pour preuve, ses carences en matière des Droits de l’Homme ne sont plus à démontrer. En effet, le régime d’Abidjan fait piètre figure – en ce moment - auprès des organismes internationaux de défense des Droits humains. Que faire pour le « poulain » en danger, sinon voler à son au secours, se sont certainement dit ses soutiens occidentaux, en l’occurrence, la France et les Etats-Unis.

Pour ce faire, la France a tenu à jouer sa partition de « secouriste » au chevet du « poulain » en difficulté. En recevant Alassane Ouattara à l’Elysée, dans une période marquée par les accusations de violations graves des Droits de l’Homme, dont est l’objet le régime d’Alassane Ouattara, il apparait clairement aux yeux de tous que cette France tient à redorer l’image d’un régime dont elle a contribué à l’avènement.

Après la France, c’est donc au tour des Etats-Unis d’entrer en scène au nom de la solidarité entre puissances occidentales ayant des « intérêts » communs à préserver. Et, faut-il le rappeler, Alassane Ouattara est celui qui représente ces «intérêts ».

Si la France elle, met en avant une certaine « embellie économique » dit-on, réussie par Ouattara, pour « noyer » la question des violations massives des Droits Humains en Côte d’Ivoire, les Etats-Unis quant à eux, tentent de nier à Laurent Gbagbo le rôle, sinon l’influence qu’il pourrait avoir sur le processus de réconciliation que l’on s’accorde à reconnaitre qu’il est au point mort.

Laurent Gbagbo peut-il être « fini » en quelques mois seulement de présence à la Haye ? Ce Laurent Gbagbo dont on ne peut nier qu’il a été et demeure encore le choix d’une large majorité d’ivoiriens, qui voient en lui un homme injustement emprisonné au profit de son adversaire Alassane Ouattara, peut-il être « rayé » simplement parce que monsieur Carter, représentant des Etats-Unis l’affirme ?

Ou monsieur Carter III se trompe lourdement sur les réalités de la crise socio-politique ivoirienne, ou  alors il tente de cacher le soleil avec ses mains.

Cette sortie de l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, n’est  - à notre sens - ni plus ni moins une vaine tentative de travestir l’histoire récente de ce pays, en niant à Laurent Gbagbo sa qualité de pièce maitresse dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire.

En effet, Laurent Gbagbo, à travers sa volonté de « gouverner autrement  la Côte d’Ivoire », c’est-à-dire s’écarter de la dialectique du « de la monture (Afrique) et du cavalier (Occident) », est devenu, dès lors, pour les puissances occidentales, « l’homme à abattre ». Un véritable « danger » pour leurs intérêts égocentriques. N’est-ce pas pour cela qu’il fut l’objet d’une campagne de diabolisation visant à le faire passer pour un affreux dictateur ? N’est-ce pas pour cette raison qu’il fut kidnappé à l’issue d’un bombardement continu de sa résidence pour être finalement déporté et fait prisonnier à Scheveningen comme un malpropre ?

Si rien de tout cela n’a en entamé l’admiration et le soutien massif des ivoiriens pour Laurent Gbagbo, que valent alors les paroles de Carter III ? Que valent-elles face à leur mobilisation sans précédent pour la cause de Laurent Gbagbo, pour la cause de la Côte d’Ivoire?

Qu’il soit déclaré « fini » ou « dépassé », Laurent Gbagbo est et reste la figure emblématique de la résistance, l’incarnation de la lutte contre le capitalisme oppressant en Côte d’Ivoire. N’en déplaise à Carter III et les Etats-Unis. Laurent Gbagbo est le porte étendard de la lutte contre l’hégémonie occidentale, insidieuse et mortelle, pratiquée par la France, les Etats-Unis et leurs alliés.

Peine perdue pour Carter III, inutile pour lui de se donner tant de peine et de se perdre en de vaines paroles, fut-il le représentant des Etats-Unis, superpuissance mondiale, en terre ivoirienne. Sa parole ne pourra que représenter seule, pour lui et pour ceux qui veulent bien lui accorder leur attention, parole d’évangile.

Marc Micael

http://afriquemergente.ivoire-blog.com/

 

 

 

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06/12/2012

Embellie économique et peuple supplicié

DAO PLAISANTIN.jpg

« Quatre mille milliards obtenus en France. Ouattara ne dort pas comme Gbagbo », titre en fanfare « Le Patriote »,  quotidien proche du RDR.

Ce n’est pas tout. Ce canard, définitivement astreint aux éloges de son mentor, Alassane Ouattara, enchaine : « La confiance des bailleurs de fond en un travailleur ».

La Côte d’Ivoire connaitrait ces derniers temps, aux dires des « experts » en économie, une «embellie économique » certaine, sous l’impulsion de monsieur Ouattara. C’est donc fort de cela que les communicants de son régime, ne se privent de la moindre occasion pour mettre en avant les « exploits » de leur chef Ouattara en matière d’économie. L’humeur enjouée du clan Ouattara, à travers ces titres évoqués tantôt, sont révélateurs d’un tel état d’esprit. Soit.

Mais, qu’en est-il en réalité de ce que ces gens ont tendance à relater comme des « prouesses économiques » de leur mentor ?

Rappelons-nous et ne perdons jamais de vue que la guerre survenue en Côte d’Ivoire et son corolaire de victimes, ses conséquences désastreuses sur la cohésion sociale ivoirienne…, tire aussi son origine dans la convoitise manifeste des prédateurs insatiables qui n’ont d’yeux que pour les immenses richesses naturelles de ce pays. Toujours prêts à piétiner, sinon à nier les droits les plus élémentaires des peuples spoliés qu’ils contribuent sournoisement à supplicier au profit de leurs intérêts mesquins et cupides.

Qui sont ces bailleurs de fonds, qui sont ces investisseurs, qui sont-ils, ces personnes qui n’hésitent pas à pactiser avec ces « leaders » africains « internationalement reconnus » par eux, pourvus que ce dernier leur donne les gages de sa soumission à leurs appétits voraces ?

Qui sont-ils ces gens qui jubilent lorsque les ivoiriens agonisent sous le poids intenable de la cherté de la vie, lorsque les travailleurs qui n’en peuvent plus, n’ont d’autres recours que de « timides » grèves sous fond de revendications salariales, car apeurés par un régime dont le caractère dictatorial n’est plus à démontrer ? Que valent-ils ces milliards (de dettes signées) pour les populations « génocidées » de l’ouest dévasté, expropriées…, humiliées dans leur chair et dans leur âme ?

Que vaut une Côte d’Ivoire où des milliers de fils et de filles sont encore en exils, pourchassés par un régime qui a juré de leur faire la peau ? Que valent « quatre mille milliards obtenus en France » devant ces innombrables droits de l’Homme quotidiennement bafoués par les tortionnaires de la ouattarandie ?

L’ivoirien voudrait bien savoir. Il voudrait bien qu’on lui réponde sur ces questions, quand on lui dit que son pays - si paradoxal que cela puisse paraitre - connait « une embellie économique » du « travailleur », Alassane Ouattara.

L’ivoirien en qui les douleurs physiques et morales nées de la crise post-électorale, sont encore vives et palpables, l’ivoirien qui entend tous ces éloges sur la croissance économique de son pays.

L’ivoirien lit tous ces chiffres de milliards qui sonnent plus comme des slogans de publicités que de bonnes nouvelles pour lui. Il écoute ces discours sur la croissance économique (à deux chiffres, n’est-ce pas monsieur Duncan ?) auxquels il ne comprend d’ailleurs rien. Il s’interroge en revanche sur son sort, il observe autour de lui et…, en définitive, reste dubitatif sur les capacités de celui qui prétend œuvrer pour son bien-être. Il émet des doutes légitimes sur les capacités de cet homme, Alassane Ouattara.

Au-delà donc de nos choix idéologiques, de nos prises position passionnées et du suivisme effréné des chants de nos différentes chapelles politiques, force est d’accepter que la Côte d’Ivoire est « sous pression », comme s’en inquiète l’ONG internationale « Crisis Group ». La réconciliation étant, dans ce pays balafré par la guerre, au point mort », morte avant même d’être née. Du coup, les efforts en vue d’atteindre une croissance économique réussie, sont annihilés pas les tensions sociales et reste encore révoltant le sentiment d’une justice à double vitesse.

Magnifier « la croissance économique » au détriment de la cohésion sociale, c’est cela, semble-t-il, la démarche adoptée par monsieur Ouattara. Ce schéma est-il le bon ? Est-il le mieux adapté à la situation que traverse la Côte d’Ivoire ?

En tout état de cause, le constat sur le terrain est amer. Le pays, malgré les « milliards » annoncés, sombre dans un état moribond, au bord du précipice.

A qui la faute ? De nous tous, diront certains. Soit, mais encore plus de celui qui tient aujourd’hui les rênes du pouvoir. La faute revient encore plus à celui qui a privilégié la guerre au recomptage des voix. A celui qui, nonobstant les souffrances quotidiennes du peuple ivoirien – souffrances dont il est le principal instigateur - claironne sur tous les toits qu’il « ne dort pas comme Gbagbo ». Or Gbagbo, malgré son « sommeil », se tenait – au moins - aux côtés du peuple ivoirien.

Monsieur Ahoussou Jeannot, ex-premier ministre « remercié », ne peut que s’adresser à un tel personnage, lorsqu’il affirme: "Les Ivoiriens doivent comprendre que la politique ne se fait pas avec les armes, mais avec les arguments. On ne fait pas la politique pour qu’on ait peur. Le leader de la politique doit savoir se faire aimer et désirer. Un leader dont on a peur n’est pas un leader, c’est un dictateur. Houphouët-Boigny, les Ivoiriens l’ont adoré, ils l’ont applaudi. Ceux qui pensent que c’est en faisant peur aux Ivoiriens avec les armes qu’ils deviendront des leaders, je dirai que c’est en vain. Ils ne seront jamais de bons politiciens."

On comprend à présent, le choix de Ouattara : se flatter- lui et ses soutiens - d’avoir réussi une certaine « embellie économique » au détriment des souffrances d’un peuple supplicié et tenu en respect la force des armes et de la violence et non par celle des arguments.

Marc Micael

http://afriquemergente.ivoire-blog.com/

 

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