topblog Ivoire blogs

28/02/2013

INTERVENTION DE LAURENT GBAGBO AU DERNIER JOUR DE L'AUDIENCE DE CONFIRMATION DES CHARGES ( Transcription écrite)

L’OMBRE-DE-GBAGBO….jpg


Madame la Présidente, Mesdames, messieurs les juges,

J’ai suivi ces débats, j’ai entendu beaucoup de choses, certaines fois je me suis retrouvé en Côte d’Ivoire, mais d’autres fois je m’en suis trouvé tellement éloigné. Tellement les questions qu’on posait étaient loin de ce qu’on nous avons vécu.  Et je me suis dit pourquoi dans la justice moderne y a t-il des camps retranchés.

Parce que sur beaucoup de questions, aussi bien l’accusation que la représentante des victimes que vous-même vous auriez pu m’appeler, j’aurai pu donner des informations ne serait ce que des informations. Que vous auriez pu vérifier après mais fluidifier le raisonnement. J’aurai pu dire beaucoup de choses sur de petites questions.

Par exemple quand on dit il a signé un papier pour déployer l’armée, jamais. J’ai signé un décret pour que tous les FDS soient mobilisés. Mais c’est une pratique qui date de 1961, qui date de l’époque où l’armée a été créée. Le Chef de l’Etat peut en temps de troubles, signe un décret. Parce que la police, c’est la police, ensuite il y a la gendarmerie.

Mais si ces deux forces sont totalement submergées elles peuvent appeler l’armée en renfort. Et donc pour ça, le Président de la République signe un décret qu’il donne aux différents chefs. C’est à eux d’utiliser l’armée ou de ne pas l’utiliser, ça dépend de ce qu’ils pensent ou de la situation. Donc c’est des choses pratiques  comme ça et petites qu’on aurait pu expliquer.

Quand le chef des FDS est venu me dire la situation à Abobo…, il ya les soldats d’IB, je pense que c’est eux le commando invisible, donc on ne sait pas comment ça va aller…

Je dis qu’est ce qu’on fait ? Il dit bon, signez toujours un décret et puis on va garder ça, et si on n’en pas besoin, on n’en a pas besoin, mais si on n’en a besoin... Donc il y a plein de choses comme ça.

Et puis faut pas me donner des paroles que je n’ai pas.

Je crois que on veut faire comme l’Europe, pour dire les africains c’est comme ça ils gouvernent. Je ne gouverne pas avec ma famille !

Moi, je suis Chef de l’Etat, Président de la République et ma femme est le Député et Kadet n’est pas mon neveu. Le mot neveu est un mot français. J’ai des neveux ici qui sont dans cette salle. Mais Kadet n’est pas mon neveu. Il a été ministre délégué à la Défense, il était mon Conseiller. Je ne gouverne pas avec ma famille !

Peut-être que ça s’est fait comme ça ailleurs en Afrique mais pas en Côte d’Ivoire au temps de Gbagbo.

C'est-à-dire y a des petites choses comme ça qu’on aurait pu éviter … et ça nous empêche d’aller immédiatement au fond du  problème.

Madame la Présidente, toute ma vie

et ça, ça se fait non seulement en Côte d’Ivoire mais dans toute l’Afrique et dans toute la France politique, j’ai lutté pour la démocratie.

J’ai demandé à mes Avocats la semaine dernière, je leur ai dit que je voulais vous envoyer tous les livres que j’ai écrits sur mon parcours. Ils m’ont dit que c’était trop tard. (…)

Nous ne savions pas ça. Donc on luttait avec un courage…. Mais on n’était convaincu que nous-mêmes on n’allait pas voir la démocratie triompher. Mais le mur de Berlin s’est écroulé et nous a aidés à gagner la victoire du multipartisme et de la démocratie.

Donc c’est pourquoi je voudrais simplement dire et je ne vais pas aller plus loin. Je voudrais simplement dire que Madame la Procureure a dit une phrase qui m’a un peu choqué.

En disant que nous ne sommes pas là pour voir qui a gagné les élections et qui ne les a pas gagnées. Mais on ne peut pas parler, on ne peut pas débattre de la crise postélectorale et ne pas savoir comment les élections se sont passées.

Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnés qui a semé des troubles. Je crois que c’est ça la logique.

Donc la question est là : qui a gagné les élections ? Et donc quand je demandais qu’on recompte les voix, ce n’était pas une phrase en l’air.

Vous avez vu vous-même les documents dont dispose l’accusation et sur lesquels les voix des électeurs sont répertoriées. On a vu que dans la seule ville de Bouaké, on ajouté 100 000 voix à mon adversaire.

C’est ça le fond de la question. On nous a attaqué en 2002, j’ai fait mon travail. C'est-à-dire que je n’ai jamais cru que la Côte d’Ivoire allait s’en sortir par la guerre. Je n’ai jamais cru ça. J’ai toujours cru qu’on s’en sortirait par la discussion. Même si je sais qu’ils ont tort. Mais pour s’en sortir, j’ai toujours cru à la discussion.

Alors j’ai parcouru toute l’Afrique. On n’a fait les négociations de Lomé. Ils ont fait les négociations de Marcoussis et réunion de Kléber. Mais ça je laisse ça de côté... Nous avons les négociations de Accra 1, Accra 2, Accra 3 sous la présidence de John Kuffor. Nous avons fait les négociations à partir de juin 2005, de Pretoria 1 et de Pretoria 2, sous la présidence de Thabo M’Béki.

Nous avons tous fait. Nous avons tout fait pour que la discussion avance. C’est à Pretoria que j’ai demandé à Thabo M’Béki de m’aider à trouver une solution légale pour que Alassane soit candidat. Parce que ça empoisonne la situation. C’est à Pretoria en 2005.

Nous nous sommes retrouvés, Thabo M’Béki, Konan Bédié, Ouattara et moi-même. J’ai demandé à Ouattara de faire la traduction entre Thabo M’Béki et moi. C’est là que je leur ai dit que ça ne me gênait pas que Ouattara soit candidat. Mais comme mon électorat aussi est là, donc il faut que Thabo M’Béki nous écrive à nous tous à Abidjan pour que après je puisse prendre une décision.

Je n’aimais pas l’article 48 de la Constitution. C’est comme l’article 16 de la Constitution française, ça donne énormément de pouvoir. Mais ce jour-là, j’ai pris l’article 48 de la Constitution et j’ai permis à Ouattara et à Konan Bédié d’être candidats.

Donc Madame voilà ce que je voulais vous dire.

Nos pays, nos Etats – et ce sera mon dernier point - sont fragiles. Et chaque fois qu’un Chef d’Etat européen ou occidental me disait faites la démocratie en Afrique, je lui disais, nous avons besoin de la démocratie non pas parce que vous, vous le dites, mais parce que nous-mêmes, nous en avons effectivement besoin pour construire nos Etats.

Madame regardez la Côte d’Ivoire, si nous n’employons pas la démocratie, comment nous allons choisir le chef de l’Etat ?

Il y a à l’est, adossés à la frontière ghanéenne, les Akan qui ont un mode à eux pour choisir leurs chefs de village ou de canton ou leurs rois. Nous avons à l’ouest un pouvoir éparpillé. Nous avons au nord des Malinké islamisés qui se regroupent autour des mosquées et à côtés d’eux, des Senoufo qui se retrouvent dans les bois sacrés.

Quel mode électorale allons-nous prendre ?

Donc la démocratie nous aide. Parce qu’elle fait table rase de tout cela et elle donne à chaque individu, considéré comme citoyen, une voix. C’est pourquoi je me suis engagé dans la lutte pour la démocratie.

Surtout nous qui venons de familles très modestes, s’il n’y a pas la démocratie, jamais nous on n’aurait de postes élevés. Moi, les gens avec qui j’ai été à l’école, quand j’ai été élu président, ils n’étaient pas étonnés, parce qu’ils savaient mon engagement. Mais ils sont venus me saluer, pour saluer mon courage. Parce que je n’étais pas le plus aidé, je n’étais pas le plus intelligent, je n’étais pas le plus riche...

Donc nous avons besoin de la démocratie Madame. Mais la démocratie ce n’est pas seulement le vote, c’est qui dit le vote. Qui dit le résultat du vote. C’est ça aussi la démocratie.

Quand on s’en va prendre une nuit, le président du groupement électoral (CEI ndlr), qu’on amène dans le QG électoral d’un candidat, qu’on invite une télévision étrangère, pour lui dire de parler et on le filme et on diffuse ça dès  le lendemain matin. Ce n’est pas très démocratique ça, c’est pas la démocratie.

La démocratie, c’est le respect des textes, à commencer par la plus grande des normes en droit qui est la Constitution. Qui ne respect pas le Constitution, n’est pas démocrate.

Madame, c’est parce que j’ai respecté la Constitution, qu’on dit de venir ici. Alors je suis là, mais je compte sur vous.

Je compte que vous parce que je souhaite que tous les africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leurs pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces africains-là, qu’ils comprennent que le salut pour les Etats africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent.

Je vous remercie Madame.

Laurent Gbagbo.

Le 28 février 2013 à la CPI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20:54 Publié dans infos | Lien permanent | Commentaires (0)

Gnenema, une épée dans l’eau

 

gnenema-coulibaly.jpg

Ce qui est dit est dit. Mieux, cela est même établit. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à la solde de Ouattara et leurs supplétifs les dozos, sans compter les civils armés, eux aussi acquis à la cause de Ouattara, ont massacré plus d’un millier de personnes. Notamment à Duékoué et dans le camp de déplacés de Nahibly.

Ce que l’on savait déjà, l’ONG Amnesty Internationale, vient de l’étaler sur « la place publique », à un moment crucial du procès de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo. Coïncidence ?

Ce dont l’on est sûr, c’est que le régime d’Abidjan piétine les Droits de l’Homme et fait l’apologie de l’impunité, bien après la prise du pouvoir par son mentor Alassane Ouattara. Amnesty vient donc de le confirmer au monde entier.

Coulibaly Gnenema, ministre de la Justice ivoirienne et des Droits de l’Homme, à qui il revient – naturellement - en premier de donner les raisons de cette scandaleuse défaillance dans le fonctionnement du régime Ouattara est – comme on s’y attendait – monté au créneau. Manque de pot pour lui. Il aura beau gesticulé, avancé explications saugrenues sur explications pour noyer le poisson, cela ne pourra rien y changer. Il ne peut - fort heureusement - « cacher le soleil avec la main ». Il y a eu  massacre dans le grand ouest de la Côte d’Ivoire. Un véritable début de génocide planifié. Pendant ce temps, des pro-Gbagbo sont arrêtés, extradés, systématiquement emprisonnés sans même qu’il y ait un début d’enquête.

« Il faut attendre(…). Les enquêtes sont en cours(…). Pour de bonnes investigations, il faut du temps(…) », déclare-t-il, non sans cynisme.

Il va même plus loin en essayant certes maladroitement de remettre en doute le drame vécu par les populations victimes de la barbarie des partisans de Ouattara et même de faire des promesses – à l’image de son patron - qui seront tenues, comme d’habitude, quand les poulets auront des dents : « (…) s’il y a des faits avérés, nous prendrons les dispositions nécessaires ». Bref, nous vous épargnerons tout le charabia qui s’en suit.

Ce que l’on constate, c’est qu’un tollé général s’est installé dans le camp Ouattara, en marge du procès de confirmation des charges qui se tient en ce moment à la CPI. Tollé matérialisé par des lamentations et les pleurnichements constatés dans la presse pro-Ouattara, au nom des victimes. La stratégie d’instrumentalisation de ces victimes entamée aux premières heures de ce procès n’émeut plus personne.

La riposte de l’équipe d’avocats à la défense conduite par Maître Altit et son aisance déconcertante à démonter méthodiquement les accusations du Procureur, corsée par le rapport accablant d’Amnesty internationale, achève de créer la panique générale dans le camp Ouattara.

Mais la véritable le véritable enjeu de la polémique autour des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire se trouve ailleurs. Bien au-delà des gesticulations de monsieur Gnenema.

Où se trouve la fameuse « Communauté internationale » ?

Il est indéniable que monsieur Alassane Ouattara est  décrit par certains comme « le président reconnu par la communauté internationale ». Lui et son camp, d’ailleurs ne s’en cachent pas. Mieux, ils s’en félicitent. Mais cette « Communauté internationale », qui n’est en fait rien d’autre que la France et l’Onu (les Etats-Unis et alliés) n’a pas fait que le « reconnaitre ». Elle a activement et pratiquement œuvré à sa prise du pouvoir.

Or les crimes dont il est actuellement question, tant dans le rapport d’Amnesty international, que dans les interventions de l’équipe de défense, ont été perpétrés alors que Alassane Ouattara avait de fait, pris le pouvoir, donc l’exerçait en tant que tel, alors que Laurent Gbagbo était fait prisonnier. C’est donc sous son autorité, sous sa responsabilité que ces crimes ont été commis contre, notamment, les populations de l’ouest.

Nous sommes d’avis que la crise postélectorale ivoirienne s’inscrit dans un cadre global. Et qu’il est nécessaire de tenir compte de tous les acteurs y ayant participé activement pour en comprendre les tenants et les aboutissants.

Or, il est incontestable que la France et l’Onu sont des acteurs majeurs de cette crise. Pour leur rôle actif, pour avoir pris fait et cause – au terme d’un scrutin présidentiel controversé - pour un camp, celui d’Alassane Ouattara. Ce soutien accordé à Alassane Ouattara va bien au-delà d’un simple soutien. Il implique notamment qu’ils doivent aussi répondre pour les actes de celui à qui ils ont apporté un soutien, au demeurant sans réserve.

La question en toile de fond est dès lors, la suivante : cette communauté dite internationale, reconnait-t-elle s’être trompée sur le compte d’Alassane Ouattara à travers son silence coupable sur les crimes perpétrés en Côte d’Ivoire, après l’installation de ce dernier ? Reconnait-elle ainsi avoir surestimé les capacités de Ouattara à réconcilier les ivoiriens et de faire de la Côte d’Ivoire un véritable Etat de droit ?

Que répondre, sinon constater que l’étrange silence de cette « communauté » ne fait que traduire ses angoisses, ses regrets, son amertume…

Alors, au ministre Gnenema, il convient de rappeler que ses interventions ne pourront rien changer au processus d’éclatement de la vérité enclenché depuis le 11 avril 2011. Toute tentative visant tordre le cou à l’histoire ou de la falsifier, ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau.

Malgré tout, on est bien tenté de se demander où va le régime Ouattara, maintenant que pointe à l’horizon la lueur de la vérité qui bientôt brillera de mille feux sur la Côte d’Ivoire et le monde entier ?

Marc Micael

Zemami1er@yahoo.fr

No Gbagbo, no Côte d’Ivoire ?

 

LG2.jpg

L’être humain n’est pas éternel. La science, malgré tous les progrès réalisés, n’est pas encore arrivée à repousser les limites de l’espérance de vie de l’homme. Une espérance de vie qui tend – malheureusement - à se réduire avec l’avancée des années.

Laurent Gbagbo, dont le procès de « Confirmation des charges » se tient en ce moment à la CPI et qui focalise toutes les attentions, n’échappe pas à ce principe de la condition humaine. Laurent Gbagbo est – bien entendu - un être mortel.

Mais la Côte d’Ivoire, ce pays qu’il dirigea dix ans durant, n’est pas soumise à cette règle. La Côte d’Ivoire est appelée à exister bien longtemps encore après que des générations d’ivoiriens se seront succédées. Bien longtemps encore après Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire – sauf cataclysme - continuera d’exister.

Alors, quelle incidence le sort de cet homme peut-il bien avoir sur l’avenir de ce pays ? Peut-on– en toute objectivité -  conditionner le sort de ce dernier à celui de la Côte d’Ivoire ? Peut-on accorder du crédit aux partisans du « No Gbagbo, no Côte d’Ivoire » (pas de Gbagbo, pas de Côte d’Ivoire ndlr) ?

Cette question mérite d’être posée. Si – du moins - l’on se donne la peine de songer au bilan socio-politique de ce pays, depuis la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara – dans des conditions que nous savons - au détriment de son adversaire Laurent Gbagbo. Un bilan jusqu’ici, très peu reluisant.

Aussi, pour ne pas s’enfoncer dans un radicalisme fanatique, reformulerons-nous la question en d’autres termes : « Quels sont les enjeux pour la Côte d’Ivoire, si d’aventure, Laurent Gbagbo devrait être condamné ou acquitté ? ».

La Côte d’Ivoire est certes comme un long fleuve qui s’écoule. Mais dont le point d’aboutissement reste incertain. L’avenir de ce pays dépend – sans aucun doute – des faits qui se déroulent aujourd’hui et qui le touchent de près ou de loin.

Un principe inaltérable tiré des expériences de la vie, n’enseigne t-il pas que « demain sera ce que l’on fait d’aujourd’hui » ? Ce déterminisme impose que l’on accorde une attention et un effort soutenus aux actes que nous posons aujourd’hui, de sorte à envisager l’avenir avec sérénité.

Il en va aussi de cet historique procès de Laurent Gbagbo devant l’histoire et de la longue marche de la Côte d’Ivoire en quête de réconciliation.

La Côte d’Ivoire pourra-t-elle retrouver sa quiétude après que ce dernier aura été condamné ou acquitté ?

Car il y a d’un côté cette Côte d’Ivoire qui sort de guerre. Une Côte d’Ivoire dont les fondements même de la cohésion sociale ont été ébranlés.

Puis de l’autre, Laurent Gbagbo, présumé coupable. Accusé d’avoir orchestré cet état de fait. D’avoir, selon ses accusateurs, « refusé de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections ». Laurent Gbagbo, vainqueur au premier tour des élections, déclaré vaincu au second tour avec près de 46% des voix par Youssouf Bakayoko et par L’ONU.

Ses nombreux partisans – en Côte d’Ivoire et partout dans la diaspora -  ne cessent de crier au complot et ne comptent pas se laisser faire, tant que leur leader est tenu à l’écart de la vie socio-politique de la Côte d’voire, dans les geôles de la CPI   . Chantage ou réalisme politique ?

Reconnaissons, tout de même que quel quelque soit l’issue de ce procès, la Côte d’Ivoire continuera certes d’exister.

Mais que vaudrait en revanche, une existence sans quiétude ? Que vaudrait une nation sans la paix dans les cœurs ? Que vaudrait un pays dans lequel règne un réel sentiment d’injustice ? A quoi peut-on s’attendre dans un tel pays où le tissu social est sans cesse fragilisé par un régime dont la gestion politique se caractérise par une volonté de régner dans la violence, un désir de réprimer sans état d’âme tout ce qui s’oppose à lui ?

N’est-ce pas là le visage hideux qu’offre la Côte d’Ivoire sous le règne d’Alassane Ouattara ? Un pays où Arrestations, extraditions, meetings réprimés, goulags remplis  de prisonniers politiques et militaires, violations graves des droits de l’Homme, recrutements à caractères régionaux et tribaux dans l’administration…, ne se comptent plus ?

Aussi, ne pouvons-nous que constater ce tableau sombre et avilissant de la Côte d’Ivoire actuelle. Mais pourquoi donc ?

Parce que des personnes, réunies au sein d’une alliance maléfique (rebelles pro-Ouattara, la France et l’Onu), animées de pensées malsaines, mues uniquement que par leurs propres intérêts, ont refusé le vrai jeu démocratique là où il s’imposait. Ils ont préféré des voies et moyens détournés pour s’arroger le pouvoir en Côte d’Ivoire, en massacrant au passage des milliers d’ivoiriens, au grand dam de Laurent Gbagbo, de tous ceux qui se reconnaissent en lui et même du peuple ivoirien, littéralement floué.

Et cela, les partisans de Laurent Gbagbo n’entendent pas l’accepter d’avantage, comme on peut le constater dans toutes leurs interventions et manifestations.

Libre, Laurent Gbagbo pourrait donc être un acteur vital dans la quête pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. Au pire des cas, la Côte d’Ivoire continuera-t-elle d’exister sans lui?

Laurent Gbagbo est certes un être mortel, mais le symbole d’une lutte pour l’émancipation de l’Afrique toute entière. Or les symboles sont éternels.

Marc Micael

Zemami1er@yahoo.fr

13/02/2013

CÔTE D’IVOIRE, LE TEMPS DU CAUCHEMAR

 

rdr violence.jpg



Qui, mieux que l’adepte de la violence – lui-même - saurait en redouter les conséquences?

En Côte d’Ivoire, le RDR (Rassemblement Des Républicains), parti politique d’Alassane Ouattara, aujourd’hui au pouvoir, en sait certainement quelque chose. Et pour cause…

Un soir du 18 septembre 2002, la Côte d’Ivoire fut violemment agressée par une bande de rebelles armés. Curieusement, leurs mobiles s’apparentaient - de façon flagrante – à ceux dont le RDR avait fait son cheval de bataille. Notamment la xénophobie et l’exclusion. L’on se souvient même que le RDR avait demandé ouvertement à ces rebelles – avec à leur tête Soro Guillaume aujourd’hui au perchoir sous la bannière du RDR - de les rejoindre autour de cette cause commune. La violence venait de faire son entrée fracassante sur le terrain politique en Côte d’Ivoire.

De négociations en négociations, le pot aux roses fut découvert : il s’agissait en fait de prendre les armes pour que monsieur Ouattara, soit candidat aux élections présidentielles en Côte d’Ivoire.

Cela n’a pas suffit. Les élections de 2010 furent l’occasion de parachever la sale besogne entamée depuis 2002 par cette coalition composée de rebelles (branche armée) et du RDR (branche politique).

Conséquences : plus de 3000 morts selon les chiffres officiels, sans compter le massacre perpétré par ces mêmes rebelles devenues Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) – substituées à l’armée régulière - à la solde de monsieur Ouattara - dans la région du grand ouest (Duékoué, Nahibly,…) comme l’atteste des Organisations de Défense des Droits de L’Homme dans leurs différents rapports.

Au sortir d’une élection controversée, qui a vu aux prises messieurs Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, la violence atteignit son paroxysme. Avec l’entrée en scène de l’armée française et de l’Onuci en soutien aux FRCI d’Alassane Ouattara, en lieu et place de discussions ou d’un recomptage des voix qui aurait préservé des milliers de vies humaines.

Aujourd’hui encore, est tenace le fait que nul n’a oublié les conditions et les circonstances suspectes qui continuent d’entourer « la victoire » de monsieur Ouattara à ces fameuses élections de 2010.

Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, est tenace - dans l’opinion publique – le fait que ce sont les armes qui se sont imposées et que bien après l’accession au pouvoir de monsieur Ouattara, ces mêmes armes continuent de semer la terreur au sein des populations. Des citoyens enlevés, injustement emprisonnés, séquestrés, torturés ou tout simplement exécutés, sous le règne d’Alassane Ouattara, pour divers motifs, notamment celui d’être partisans de Laurent Gbagbo, donc soupçonnés de façon arbitraire d’en vouloir au nouveau régime, sont pratiquement devenus des faits banals. L’opposition politique – en l’occurrence le Front Populaire Ivoirien (FPI) – est littéralement interdite de manifester ou victime de répressions, après qu’elle eut été amputée de plusieurs de ses leaders les plus représentatifs.

Les meetings organisés par cette opposition à Port Boüet, Yopougon-Ficgayo, à Bonoua, à Koumassi campement…, n’ont-ils été réprimés dans la violence et dans le sang ?

Aujourd’hui – plus que jamais - est tenace l’idée qu’en Côte d’Ivoire, si monsieur Ouattara et ses sbires continuent d’user de tant de menaces et de violences, s’ils continuent de mettre en évidence leur caractère répressif et tortionnaire en face de tout ce qui leur apparait comme revendications sociales ou manifestations de l’opposition, c’est qu’ils savent qu’ils n’ont pas convaincus pour être là où ils sont aujourd’hui.

Ils ont usé de violence pour atteindre leur but, ils craignent donc que cette même violence ne soit – en retour - utilisée contre eux. Eux qui, mieux que quiconque en savent plus sur les conséquences désastreuses de cette violence.

Alors comprenez bien que lorsque l’opposition projette, comme c’est actuellement le cas pour la Jeunesse du FPI (JFPI) – d’organiser un meeting, les « démons » du RDR - parti au pouvoir - se mettent en branle. Pour ce parti habitué aux violences, toute manifestation de l’opposition est perçue comme de la provocation, un plan visant à le renverser.

Pour les partisans de Ouattara, le meeting de la JFPI, prévue pour le 16 février prochain, est une « stratégie de provocation ». Ils précisent : « (…) au-delà de ce prétexte (exiger à Ouattara, la libération de Laurent Gbagbo, ndlr) il (Koua Justin, président intérimaire de la JFPI, ndlr) nourrit d’autres idées sombres qui n’ont rien à envier à une provocation ». Dans des allégations sans fondements, ils poursuivent : « (…) il  a ouvertement indiqué que ce mouvement de protestation, sera l’occasion de régler ses comptes avec les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) et les Dozo en les défiant ».

« Régler ses comptes » ; « Défiant » ; « provocation », des termes qui ne trompent pas sur l’état d’esprit de leurs utilisateurs. Le régime Ouattara s’est d’ores et déjà mis en mode « contre-attaque ». Et comme d’habitude, cette histoire pourrait se terminer dans une violence inqualifiable. A moins que ce meeting ne soit une fois de plus, purement et simplement interdit.

Ainsi, ce n’est pas qu’une simple impression qui se dégage, après observation des agissements du régime en place. C’est même une certitude. Le régime d’Alassane Ouattara a une peur bleue du vrai jeu politique libéré et ouvert à tous. Celui qui consiste à laisser évoluer et s’exprimer tous les antagonismes politiques, selon l’art et les règles de la démocratie. Voilà le pire cauchemar de ce régime, pouvons nous dire.

Bien entendu, Ouattara et son camp peuvent soutenir que la Côte d’Ivoire est dans une période de «réconciliation ». Mais en même temps qu’ils le disent, ils posent des actes qui n’ont rien à avoir avec cette prétendue réconciliation. En continuant de traquer ça et là les exilés, partisans de Laurent Gbagbo ; en ne donnant aucune chance au dialogue opposition-gouvernement d’aboutir ; en ne donnant pas un libre accès aux média d’Etat ; en confisquant les libertés individuelles et collectives…, ils sont rattrapés par leur double jeu.

Malgré tout, pour ce régime, est  - justement - arrivé le temps de son pire cauchemar, le temps où le jeu politique – en Côte d’Ivoire - doit être nécessairement libéré. Passée la période des peurs et des angoisses. Ce régime, nourrit au lait de la violence saura-t-il – sans perdre la face – y survivre ? Le temps nous situera.

De même, si ce meeting de la JFPI ne saurait provoquer dans l’immédiat, la libération de Laurent Gbagbo, il est et reste- en lui-même – une prise à témoin de l’opinion nationale et internationale quant au complot fomenté contre la Côte d’Ivoire et aux agissements machiavéliques du régime Ouattara et de ses alliés occidentaux.

Ce meeting,  tel que projeté et quel qu’en sera l’issue, aura le mérite d’interpeller les uns et les autres sur ce qui s’est déroulé depuis  le 11 avril 2011 et qui continue d’avoir cours en Côte d’Ivoire. Afin que jamais l’on n’oublie ce pan de l’histoire de ce pays. Car l’oublie, c’est aussi la perte de son identité, un refus d’avancer dans l’histoire du progrès de l’humanité.

Enfin, les régimes aussi nihilistes et répressifs que ceux d’Alassane Ouattara, ont-ils jamais réussi à ébranler la détermination d’hommes et de femmes qui ont soif de liberté ? Interrogeons l’histoire.


Marc Micael

 


20:52 Publié dans La Riposte | Lien permanent | Commentaires (1)

09/02/2013

RDR, ces suspicions qui confirment l’illégitimité de Ouattara

Patriote et grevistes.jpg

Alassane Ouattara est-il l’homme qu’il fallait aux ivoiriens ? Est-il celui que les ivoiriens ont voulut se donner comme dirigeant pour travailler pour leur bien-être et celui de la nation ? Cette question n’est pas fortuite. Elle est même pertinente, au regard du déroulement récent de l’actualité ivoirienne.

Le RDR son parti politique, semble nous apporter la réponse, en tentant, de façon maladroite, de venir à la rescousse d’un régime pris dans le tourbillon du front social en ébullition. Le RDR, parti au pouvoir accuse le Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, principal parti d’opposition, d’être à la base des grèves intempestives déclenchées ces derniers temps. Des grèves auxquelles monsieur Ouattara n’arrive toujours pas à trouver des solutions. Lui qui s’est pourtant targué d’être la «solution pour la Côte d’Ivoire ».

« Grève générale annoncée dans les secteurs Santé et Education : ces pro-Gbagbo qui veulent paralyser le pays » ; « Grève à l’Eduction nationale et la Santé, le RDR accuse : c’est le FPI qui tire les ficelles », titrent respectivement ‘’le Patriote’’ et ‘’le jour plus’’, journaux proches du RDR, parti au pouvoir. Le quotidien  du RDR, ‘’La Matinale’’ abonde dans le même sens: « Revendications intempestives, vigilance ! Ces grèves ne sont pas innocentes ».

Comme si cela ne suffisait pas une conférence de presse est même donnée au siège du RDR par Joël N’guessan, porte-parole principal de ce parti. « C’est le FPI qui manipule ces syndicats », clame t-il. Alors que l’on s’attendait à ce qu’il apporte à l’opinion les preuves irréfutables que les leaders syndicaux ont des accointances avec le FPI duquel ils recevraient des ordres, à quoi avons-nous eu droit ?

A de la gymnastique intellectuelle pour justifier l’injustifiable. Pis à un exercice de falsification de l’histoire de la Côte d’Ivoire. « A l’époque, Gbagbo avait dit aux fonctionnaires qu’il ne leur donne rien. Le président Ouattara a décidé de leur donner un peu. Contre toute attente, ils entrent en grève. C’est la preuve que le mobile est purement politique», déclare t-il. Avant d’ajouter que les syndicats sont «(…) des groupements corporatistes animés essentiellement par des militants avérés de l’ex-parti au pouvoir », sans donner la moindre preuve de ses allégations qui sonnent comme de la délation dans le seul but de faire porter l’échec de Ouattara à Laurent Gbagbo. Encore et toujours les mêmes pro-Gbagbo !

Or, l’on sait très bien que ces grèves ne sont que le reflet d’une société ivoirienne en plein doute, en pleine déliquescence et en proie à une misère sociale sous le poids duquel elle étouffe. Ces fonctionnaires et agents de l’Etat qui ont le courage de crier leur ras-le-bol, ont bravés toutes sortes de menaces du régime en place pour manifester à la face du monde leurs souffrances - sans parler des milliers d’autres ivoiriens qui souffrent dans le silence et le dénuement total – représentent en effet, cette grande majorité d’ivoiriens et d’ivoiriennes déçus et indignés par la gestion approximative d’Alassane Ouattara.

Moins de deux ans auront suffi pour que la vérité rattrape celui qui est parvenu à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire à l’issue des bombardements de l’armée française sur la résidence officielle du Président Laurent Gbagbo.

Ainsi le RDR argue que tous ces ivoiriens qui revendiquent l’amélioration de leurs conditions salariales, donc de leurs conditions de vie, sont manipulés par le FPI !

Comme on peut le constater dans ce parti dont les liens avec la rébellion armée qui a défiguré le pays, la ligne rouge entre le terrain syndical et le terrain politique est vite franchit. Faute d’arguments. Preuve de leur incompétence, mais aussi de la panique qui s’empare d’eux subitement. Il faut y voir aussi dans ces sorties hasardeuses un aveu cinglant : leur mentor Alassane Ouattara souffre de son impopularité renforcée par ses carences en matière de gestion politique. Il doit  - d’une part - faire face non seulement à ses partisans déçus, à ceux qui naguère, portés par des considérations subjectives, ont cru en ce pseudo « messie ». D’autre part, il y a le reste des ivoiriens qui ne l’ont pas forcément soutenu et à qui il s’est pourtant imposé. Ceux-ci sont de plus en plus convaincus que monsieur Ouattara n’a aucune solution viable ni pour eux ni pour la Côte d’Ivoire. D’où l’inquiétude généralisée des ivoiriens quant à leur avenir avec un Ouattara plus enclin à plaire à ses parrains étrangers qu’à se soucier du bien-être des ivoiriens.

En fait, que valent-ils réellement, Alassane Ouattara et son parti politique le RDR sur l’échiquier politique ivoirien ?

54% avec ceux de son allié Konan Bédié, selon les chiffres de Youssouf Bakayoko. 32% à lui seul (sans les voix du PDCI), selon les chiffres du premier tour, contre 46% des voix pour Laurent Gbagbo seul, toujours selon les chiffres du sieur Youssouf Bakayoko. Des chiffres obtenus à l’issue d’un scrutin qui continue de susciter la polémique.

La Revue italienne « RESET », dans un article titré : « Laurent Gbagbo et le droit à la différence », dénonce les manipulations de la communauté dite « internationale » et révèle à propos de ce fameux scrutin présidentielle de 2010 : « Il était évident qu’organiser des élections en présence d’une rébellion armée dans le nord du pays qui a soutenu M. Ouattara comme candidat n’était pas un exercice électoral prometteur(…) ». Elle va plus loin en affirmant : « Plus de la moitié de ces organisations (les différentes missions d’observations ndlr) ont dénoncé les graves circonstances dans lesquelles les élections ont eu lieu dans le nord du pays sous contrôle rebelle ». On  peut aussi y lire : L’Union africaine, qui a vu deux de ses observateurs enlevés et libérés avec l’aide de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) écrit: «La mission a découvert avec regret des actes de violence avec une perte grave de la vie, de violations d’intégrité physique, d’enlèvements, intimidations, enlèvements et la tentative de destruction du matériel électoral. De nombreux éléments qui devraient être une préoccupation pour les organes compétents afin de déterminer l’impact global sur le résultat des élections.

Au final, à quoi avons-nous eu droit ? A une proclamation « solitaire » du sieur Youssouf Bakayoko, des résultats supposés être ceux des élections présidentielles au Q.G de monsieur Ouattara, suivie d’un largage de bombes françaises sur la résidence de Laurent Gbagbo, sa capture et son emprisonnement pure et simple.

Ainsi, devient chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara. Au forceps.

Et depuis, les ivoiriens n’ont de cesse de démontrer leur antipathie pour la nouvelle classe dirigeante qu’il incarne.

Les élections législatives qualifiées de « désert électoral », en passant par le fiasco du RDR aux récentes législatives partielles (zéro sièges sur six) et aujourd’hui le mécontentement social généralisé, interpellent plus d’un observateur sur l’ampleur de la crise socio-politique que traverse la Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, monsieur Ouattara, son parti politique le RDR et ses alliés – à court de « solutions » sont rattrapés par la dure réalité du terrain politique ivoirien dans lequel ils se débattent, pris qu’ils sont à leur propre piège.

Admettons un instant que tous ces grévistes soient effectivement « téléguidés » par le FPI, un parti que le régime disait pourtant mort et enterré. Alors le FPI, parti principal d’opposition aura brillamment réussi à fédérer cette importante frange d’ivoiriens autour de son leader Laurent Gbagbo au détriment d’un Alassane Ouattara qui ne les rassure guère.

Pourtant, la réalité est là, incontournable. Les grévistes réclament que ce qui leur a été promis par l’Etat de Côte et qui n’attendait que l’obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE, pour se traduire en actes, leur soit octroyé. Rien de plus.

Dans un Etat de droit, cela se discute dans un cadre apaisé et franc. En lieu et place de menaces à peine voilées et d’emprisonnements de grévistes.

Sur la question, Joël N’guessan, le porte-parole du RDR, soutien qu’après l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative Pays pauvre très endetté (PPTE), le gouvernement avait deux choix : augmenter tout de suite les salaires des fonctionnaires ou le reporter à plus tard, en faisant des investissements.

En tout état de cause, Ouattara est au pied du mur. Les ivoiriens le regardent et sont impatients de le voir tenir ses promesses. Ils doutent encore qu’il soit capable, comme il le  prétend, de mener à bon port le navire ivoirien. Aussi sont-ils convaincus que tout ce qui intéresse Ouattara, c’est de traquer et emprisonner les partisans de son adversaire Laurent Gbagbo lui-même déporté à la Haye où il est détenu depuis plus d’un an.

Ils sont de plus en plus nombreux, les ivoiriens qui se demandent bien à quoi ils peuvent encore s’attendre avec Alassane Ouattara, dont le régime dictatorial est aux abois.

Marc Micael

in ''Le Nouveau Courrier" N°722 du 09/02/2013

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

00:16 Publié dans La Riposte | Lien permanent | Commentaires (0)