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19/11/2013

REMÈDE CONTRE LA DICTATURE

33536998e5ce36b0ef10f69c2775432f.jpgDans notre tâche d’éveil des consciences, nous avons été maintes fois interrogés par des ivoiriens, notamment sur la question de savoir l’attitude à adopter face aux dérives du pouvoir dictatorial d’Abidjan. Ce qu’il faut savoir d’emblée, c’est que la lutte que nous menons ne date pas d’aujourd’hui. C’est un héritage légué, par nos aînés. Ces braves africains tombés, les armes à la main, dans la lutte pour la conquête de la liberté des l’Afrique et des africains. Alassane Ouattara, celui qui, désormais pilote à tâtons le navire Ivoire, retenons-le une fois pour toute, n’est qu’une pièce d’un vaste puzzle, de la stratégie de domination et d’asservissement, pilotée en sous-main par les ennemis de l’Afrique. C’est de cela qu’il s’agit. Soigner le mal par la racine. C’est, à notre humble avis, un début de réponse aux inquiétudes de nos compatriotes.

Qu’on le veuille ou pas, ce sont les puissances occidentales qui imposent – sans état d’âme – au reste du monde, leurs vues. Malgré les « vives protestations » émises ça et là, par les victimes de leur inique hégémonie. Certes, les africains sont divisés sur le sujet. Faut-il s’engager dans un combat qui semble perdu d’avance, eu égard le caractère manifestement disproportionné des « armes » dont disposent  les « belligérants » en présence ? L’Afrique (ou du moins les africains) doit-elle s’engager résolument dans le combat contre l’hégémonie écrasante des puissances occidentales tout en sachant qu’elle part apparemment défavorisée ? Avant de toute une réponse, tentons de remonter à plusieurs siècles avant la nôtre.

D’abord, au 18ème siècle, la traite négrière constitue l’essentiel des échanges commerciaux entre l’Europe et l’Afrique. Les conséquences de ce commerce inhumain sont tragiques pour le continent noir. Des millions de pertes en vies humaines, la misère, les épidémies, les famines, de profonds bouleversements de nos sociétés traditionnelles… Peut-être, est-ce à ce moment précis que l’Afrique accusera son terrible retard sur le reste du monde ?

Ensuite, vint la conquête coloniale au 19ème siècle. Même s’il s’agit, cette fois, d’exploiter les richesses du continent africain, l’objectif reste toujours le même pour les européens : servir un seul et unique intérêt, le leur. Et ce, au détriment et au grand dam des peuples africains.

Enfin, constatant certainement, au sortir de la deuxième guerre mondiale, l’ampleur de ce que l’on a appelé « l’éveil du nationalisme », les colons européens daignèrent, malgré eux, lâcher un peu de lest. Ce fut naturellement un curieux amalgame de décisions politiques saugrenues. La conférence de Brazzaville, convoquée par le général Charles de Gaulle, en est une parfaite illustration: Toute évolution devrait « se faire dans le cadre de la constitution française ». Puis pour couronner le tout : « Toute idée d’autonomie fut écartée ». A l’issue de plusieurs années de luttes acharnées, menées par de nouveaux leaders africains, figures de proue du combat pour les indépendances et pour la souveraineté des pays africains, vint l’ère des indépendances. Pour autant, les colons ne baissèrent pas les bras et ne s’avouèrent pas non plus, vaincus. Certaines langues dirent qu’ils quittèrent l’Afrique, sans jamais réellement partir.

En fait, le constat qui est fait par certains observateurs montre que : «Le mode de production et de consommation capitalistes qui domine le monde a engendré un renchérissement du coût des facteurs de production dans les pays industrialisés, créant concomitamment une pénurie des matières premières minières, minéralières et énergétiques ». Ces observateurs ont fini par conclure que : « Depuis les temps coloniaux, l’Afrique demeure le terrain propice (pour les puissances occidentales, ndlr) aux guerres des matières premières ». Les prédateurs occidentaux ont donc mis en place d’autres systèmes d’asservissements et d’exploitations plus subtiles dans leur fonctionnement. Ces nouveaux modes d’assujettissement se présentent sous diverses formes : Aide au développement ; « protectionnisme » monétaire ; accords de défense ; Droits de l’Homme… Puis ils finissent, par ériger l’ONU (Organisation des Nations Unies) en un club d’amis, pour mieux réguler – à leur gré – la marche du reste des pays du monde tout en faisant passer – en premier – leurs propres intérêts.

Aujourd’hui encore, qui sont ces donneurs de leçons, ces « gendarmes » du monde ? N’est-ce pas ces mêmes négriers et autres colons d’hier ? Certes, le verbe a évolué, les méthodes aussi. Mais l’objectif reste toujours le même : ne servir que leurs intérêts égoïstes. Aujourd’hui encore comme hier, les africains constatent amèrement la spoliation, sinon l’exploitation abusive et arbitraire de leurs ressources naturelles par les prédateurs occidentaux. Ils constatent  - à leur grand dam - que l’ennemi commun, sûr de sa domination militaire, économique, technologique et politique use désormais comme il l’entend de la corruption, de la division, du chantage, des complots…, il n’hésite pas à susciter des conflits à travers tout le continent pour mieux asseoir sa domination.

La Côte d’Ivoire, pays africain, regorgeant de richesses naturelles n’échappe pas à cette règle. La crise post-électorale ivoirienne trouve aussi ses origines dans cette stratégie des puissances occidentales.

Que faire donc pour sortir des griffes de l’oppresseur occidental et de ses suppôts africains ? Toute la question est là.

Certains africains pensent qu’il faut s’en prendre à nous même, face aux tragédies à répétitions qui secouent notre continent. Ils se demandent: « Avons-nous les moyens nécessaires, en tant qu’africain, d’inverser l’ordre de la domination occidentale ? ». Ceci pour en arriver à la conclusion qu’en raison de la disproportion des forces en présence, il est illusoire de vouloir changer « l’ordre des choses ». Pour eux: « l’ordre est déjà établit, autant en faire avec ».

Puis, il y a les autres. Ces africains qui pensent – comme nous – que avec les défis que l’Afrique doit relever dans le contexte actuel de mondialisation, à l’ère des nouvelles technologies, et de la crise financière généralisée, il faut continuer à mener la lutte pour la conquête de la souveraineté de la l’Afrique contre tous ses ennemis. Dès lors que l’on aura compris cela et donc démasqué, ceux des nôtres, complices avérés de cette vaste machination ourdie contre l’Afrique, ces « Dankaran Touman » qui nous gouvernent aujourd’hui (comme les appelle l’ami Alain Bouikalo), il s’en ira de soit, que chacun en son âme et conscience, à quelque niveau qu’il soit, quelque soit son ethnie, sa région ou sa religion, son statut social, puisera en lui-même, la force, le courage, la volonté, la détermination nécessaires pour sauver ce qui reste encore de son pays, de son continent. Il s’agit, à l’image des fourmis, d’être solidaires, d’être uni, comme un seul homme. Car malgré la puissance d’une armée ou d’un individu, ils ne triompheront jamais d’un peuple debout, soudé et déterminé à lutter pour sa survie.

A ceux qui cherchaient un remède contre la dictature rageante d’Abidjan, en voici donc un.

 

 

11/11/2013

TUER LA DÉMOCRATIE…

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C’est la énième fois que cela se produit. Nous venons (encore) d’assister à une répression - ou du moins à une tentative de répression - sauvage d’un meeting de l’opposition par les nervis du RDR, parti au pouvoir, à Oumé.

Lorsqu’un régime politique se montre ainsi, à tous égards, susceptible et outrageusement agressif contre la moindre critique formulée à son encontre, la démocratie ne peut qu’être en danger. En Côte d’Ivoire, la démocratie est bel et bien en danger. Elle est même agonisante depuis le changement brutal et sanglant survenu au sommet de l’Etat, en avril 2011. Depuis lors, les nouveaux tenants du pouvoir, tentent obstinément de museler l’opposition politique. Des centaines d’opposants sont emprisonnés ou contraints à exil. Le FPI (front populaire ivoirien), principal parti d’opposition est traité comme l’ennemi public N°1 par les caciques du parti au pouvoir et par leurs militants. Certes, il a fallu d’énormes pressions de toutes parts pour contraindre le régime en place à ravaler, un tant soi peu, sa haine viscérale pour ses opposants politiques, afin d’en libérer, provisoirement et à son corps défendant, quelques-uns, voire d’initier un dialogue politique. Pour autant, la démocratie a-t-elle pris son envol au pays des éléphants ? Nullement. Le dialogue initié, s’est malheureusement soldé par un fiasco total. En fait, il s’agissait, bien sûr, pour ce régime, de céder à la pression, de donner l’illusion d’une démocratie en marche, tout en reniant ce qui en fait la force : le respect des règles du jeu démocratique.

La liberté de se réunir et de s’exprimer, menacée

De tout temps, la liberté de manifester, de se réunir ou de s’exprimer, sont des baromètres incontournables dans un pays qui se veut démocratique. Mais dans notre cher pays, depuis l’avènement d’Alassane Ouattara, se réunir et s’exprimer librement n’ont pas toujours été chose aisée. L’on a encore en mémoire les tristes irruptions des barbares du RDR sur les lieux de rassemblements de l’opposition ; et les scènes de violences inouïes par lesquelles ils se sont illustrés : chaises cassées, matériels de sonorisation vandalisés, les militants de l’opposition sauvagement agressés, d’autres pourchassés… Quand les vandales du RDR, ne suffisent pas, des FRCI de Ouattara, plus enclins au désordre qu’à l’ordre, sont appelés à la rescousse. Malgré tout, l’opposition n’a pas baissé les bras. L’arrivée de son président, fraichement libéré - on peut le dire - lui aura une nouvelle vigueur. Avec courage, elle s’est lancée à la conquête du pays profond pour remobiliser ses militants. Hélas, force est de constater que cela n’est pas du goût du régime en place. Pour lui, laisser l’opposition prospérer, c’est courir le risque de voir exposer d’avantage sa laideur et son incompétence. Le chantage éhonté est la première arme dont se sert le pouvoir vouloir freiner les ardeurs de l’opposition. Pour les tenants du pouvoir, c’est l’occasion rêvée, de brandir au nez des  leaders de l’opposition, la menace d’un nouvel emprisonnement. C'est-à-dire, leur rappeler – sans cesse - le caractère « provisoire » de leur liberté. Lorsque le chantage ne suffit pas, c’est à la « victimisation » de prendre le relai. Affi N’guessan, ou encore Koua Justin (leader des jeunes du FPI), sont, sans cesse accusés par le régime en place, de tenir des propos « provocateurs » à l’égard de son mentor « bien-aimé » ou encore de ses militants instrumentalisés et présentés comme les – seules – victimes de la crise post-électorale. Le tout, au nom de « la réconciliation nationale ».

La « réconciliation » pour tuer la démocratie ?

Réconciliation, oui, mais à quel prix ? Les plus grincheux pourraient s’étonner d’une telle question, dans le contexte actuel de la Côte d’Ivoire, un pays qui a plus que jamais besoin de réconciliation pour renouer avec la paix et le développement. Mais la question a bien sa place tant que l’on tentera de se servir de la réconciliation comme paravent pour masquer sa propre peur de la démocratie, en somme, pour « tuer » la démocratie.

La question peut-être la suivante : jusqu’où s’arrête la démocratie pour que se poursuive la réconciliation ? Ou encore, doit-on sacrifier la démocratie au motif que l’on est dans un processus de réconciliation ; doit-on fermer les yeux et se taire sur les tares et les dérives du régime en place parce que le faire serait, « jeter de l’huile sur le feu », « provoquer les victimes » et ainsi mettre à mal le processus de réconciliation ? En tout cas, c’est bien à l’affirmative que l’attitude du RDR nous mène. Ce parti qui, à la moindre critique crie à la provocation et verse des larmes de crocodiles pour « ses » victimes.

Le RDR a bien tort de croire que se réconcilier doit signifier pour l’opposition, gober tout ce que le pouvoir trame tout en restant inerte. Le Parti de Ouattara a tort de vouloir sacrifier la démocratie au nom de la réconciliation. Bien au contraire, le jeu démocratique doit être au cœur du processus de réconciliation. C’est en s’exprimant que les hommes arrivent à se vider de leurs haines, à se pardonner, à guérir du mal qui les ronge…

Le régime doit plutôt privilégier le dialogue et le débat politique pour apporter la réplique nécessaire à l’opposition, plutôt que de pousser ses militants à la haine et à la vengeance. Encore faut-il avoir le courage et les arguments solides pour le faire. En fait, le RDR, parti politique d’Alassane Ouattara, a une peur bleue du jeu démocratique. Ce qui justifie son reflexe indécrottable de parti politique abonné à la violence, à la barbarie.

C’est pour n’avoir pas joué franc-jeu dans la conquête démocratique du pouvoir que ce parti ce retrouve aujourd’hui réduit à user de subterfuges pour se maintenir au pouvoir. Car s’il avait battu proprement et à la loyale le FPI  de Laurent Gbagbo dans les urnes, s’il avait utilisé des « armes » conventionnelles du jeu démocratique, il n’aurait pas, aujourd’hui, besoin d’avoir recours à la violence, aux intimidations, aux chantages… Son leader, Alassane Ouattara, se serait de toute évidence imposé comme celui qui réconcilie les ivoiriens, celui qui les rassemble, comme un seul homme, autour de la mère-patrie malade. Hélas…

 

 Marc Micael

08/11/2013

WARI BÉMI* ?

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Avril 2011. Laurent Gbagbo vient d’être fait prisonnier. Alassane Ouattara peut enfin sortir de sa tanière du Golfe hôtel pour tenir son speech de « président reconnu par la communauté internationale ». Devant lui, une forêt de micros. Des flashes d’appareils photos, sans cesse, le mitraillent. Des journalistes accourus pour couvrir l’évènement se jouent des coudes afin de ne rater aucune de ses paroles. Des ruines encore chaudes de la résidence présidentielle, s’élèvent les fumées noires des bombes françaises. Flottent encore à nos narines, l’odeur insupportable de corps en putréfaction  jonchant les rues d’Abidjan. Une horde de rebelles tueurs vient de s’abattre sur la capitale. Nous assistons, spectateurs ahuris, au dénouement brutal et sanglant d’un contentieux électoral en Côte d’Ivoire.

Dans plusieurs quartiers d’Abidjan, c’est la stupeur totale. Les habitants sont encore tétanisés par la peur. Les hommes d’Alassane Ouattara contrôlent la ville. Par contre, dans d’autres quartiers, c’est la liesse. Les djembés* ont été sortis. Leurs sons sont assourdissants. Les quelques partisans d’Alassane Ouattara, sortis pour manifester leur joie, se trémoussent au rythme endiablé des djembés*. « Pissanci, Ado pissanci, a mâgni dêh* ! ». Peut-on entendre de la foule surexcitée et dont le champion vient de s’emparer du pouvoir.

Les premiers mots du chef du parti à la case sonnent encore à nos oreilles comme si c’était hier : deux cargos de billets de banque de la série ‘’A’’ en provenance de la BCEAO, sont en route. Le wari-fatchè* a parlé. Le pays sera inondé d’espèces sonnantes et trébuchantes. Si bien que ses partisans grisés par les paroles de leur champion, mirent en veilleuse leurs diverses activités économiques pour dresser ça et là des bâches, afin de s’adonner, des mois durant, à de pompeuses festivités, en l’honneur d’Alassane Ouattara, « l’homme qui sait chercher l’argent », « le prophète aux pluies de milliards »…, selon eux.   

Deux ans après, l’ardeur des premiers instants semble être retombée. Ces militants naguère enthousiasmés, sont revenus de leurs illusions. Le refrain « Ado la solution », sonnent désormais à leurs oreilles, comme une grave injure. « Ado pissanci », leur est resté en travers de la gorge, semble t-il. La réalité est que l’argent ne circule plus. Mais, il « travaille », soutien-ton, du côté du palais présidentiel. Pourtant, la situation socio-économique des ivoiriens vit ses heures les plus sombres. Rien ne marche ou, du moins, rien ne marche plus comme avant, constatent amers, de nombreux ivoiriens. Personne n’est épargné. Même du côté des supporters au slogan : « Ado solution ». La misère bat son plein. La pauvreté asphyxie ses victimes. Pendant que le (presque) nouveau chef prétend faire émerger le pays et prévoit une croissance à deux chiffres. Le panier de la ménagère reste désespérément vide et les poches, plus que jamais trouées. Le « chef » et son gouvernement recommandent la patience en nourrissant leurs pauvres concitoyens de promesses à n’en point finir. Rien que de promesses.

Au nombre des martyrs de la crise socio-économique, oh surprise, les fonctionnaires ! Qui l’eût cru ? La grogne a fini aussi par gagner cette frange de la population ivoirienne. On les croyait à l’abri. Que non.…

Chez les fonctionnaires de Côte d’Ivoire, les fins de mois passent, mais ne se ressemblent pas. En fait, chez ces braves serviteurs de l’Etat, la question du virement des salaires ressemblent plus à un jeu de loterie. Si bien que les moments de paiement des salaires sont attendus avec beaucoup d’appréhension. Sous Ouattara, il faut désormais attendre le tout dernier jour du mois ou le premier du prochain, avant de se hasarder au distributeur automatique ou se présenter devant sa caissière de banque. Les virements ne sont plus faits avec la même célérité et la même régularité que sous l’ancien régime. Encore que, d’une banque à une autre, les réalités différent.

A la SGBCI (société générale de banque en Côte d’Ivoire), par exemple, une banque qui, pour soutenir Ouattara, ferma ses portes aux ivoiriens, la crise est encore plus profondément ressentie. Or, la filiale de banque française revendique plus de 40% de la masse salariale, soit plus de 35 milliards de F CFA de salaires en Côte d’Ivoire. Spectacle de fin de mois à la SGBCI:

Au Plateau, une impressionnante foule a pris d’assaut le siège de cet établissement financier. Longues files. Des clients de la banque sont assis à même le sol, sur les marches, à l’entrée du bâtiment. Mines d’enterrement, agacements et colères se lisent sur les visages. Les guichets ne marchent pas, ou du moins, ils refusent de donner aux usagers leurs dus, commente un client. Depuis des heures, les plus courageux font le pied de grue. D’ailleurs, ont-ils le choix ? D’autres sont priés d’aller voir leurs gestionnaires, pour espérer toucher l’hypothétique salaire. Malheur à eux, si leurs comptes sont domiciliés hors d’Abidjan. Faudrait pouvoir assurer les frais du voyage.

Approchés, les responsables de ladite banque se cachent derrière un tas de raisons : un nouveau système en cours d’expérimentation occasionnerait les pannes des machines ; il y aurait un problème de réseau ; ou encore une grève des employés, en cours, etc.

Quelque soient les raisons évoquées, le constat qui s’impose d’emblée est le suivant : un manque criard d’argent. « S’il y en (l’argent, ndlr) avait suffisamment, nous n’en serions pas là », vocifère un habitué de la banque.

Les banques refuseraient-elles de payer les fonctionnaires, sous prétexte que l’Etat de Côte d’Ivoire, version Ouattara, leur doit de l’argent ? Peut-on se demander.

Toujours est-il que la rareté des billets de banque touche le pays tout entier. Ces sont les ivoiriens, dans leur ensemble qui, malheureusement, constatent que l’argent ne circule plus. Or, monsieur Ouattara et son clan soutiennent mordicus que : « l’argent travaille ». Mais où ? Ou alors, à quoi travaille cet argent pendant que souffrent les ivoiriens ?

Il est temps, grand temps que l’on demande à monsieur Ouattara de s’expliquer sur cette situation qui ne cesse de créer tristesse et désolation au sein des braves populations ivoiriennes. Bien évidemment, nous en laisserons le soin à ses suiveurs. Eux sauront surement trouver, à travers leurs déceptions et désillusions encore plus grandes que celles des autres, les mots justes pour le faire. On imagine leur toute première question. Elle sera certainement du genre : « Ouattara-tchè*, wari bémi ? ».

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*Wari bémi ? = où est l’argent ?

*Le djembé=instrument de percussion africain

* Ado pissanci, a magni dêh != La puissance d’Ado est terrible !

*Le wari-fatchè* =l’argentier

*Ouattara-tchè*=monsieur Ouattara


Marc  Micael

 

 

18:08 Publié dans La Riposte | Lien permanent | Commentaires (0)