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26/01/2014

CÔTE D’IVOIRE: HYPOCRISIE ET INQUIETUDES A L’HORIZON 2015

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Les gens du peuple - comme certains le pensent - ne sont pas tous, des fieffés « titrologues ». « Titrologue », une expression bien de chez, pour désigner ces personnes qui aiment à s’agglutiner devant les kiosques à journaux pour lire uniquement les titres à la une. Il arrive aussi et bien souvent – aux gens du peuple - d’acheter les journaux. Même si, ces derniers temps, le vent de corruption qui entache gravement la « galaxie » des journalistes ivoiriens et les sanctions draconiennes du CNP (conseil national de la presse), donnent à désespérer de notre presse nationale. Il faut néanmoins féliciter cette presse. Car c’est elle qui, inlassablement nous informe. Ce sont tous ces journalistes qui, chaque jour donnent aux gens du peuple, les nouvelles du pays. Et, apparemment, les nouvelles semblent bonnes.

Le FPI, principal parti d’opposition et le gouvernement se sont rencontrés ; des personnalités de l’opposition qui étaient en exil sont rentrées. Fait exceptionnel, l’un d’entre eux, Marcel Gossio, a même eu droit à un accueil « chaleureux » de la part des tenants actuels du pouvoir et surtout d’un hourra appuyé dans les médias pro-gouvernementaux ; des militaires qui étaient en exil et, abusivement présentés comme des « soldats pro-Gbagbo », sont aussi rentrés ; certains comptes ont été dégelés, nous rapporte-t-on. Nous avons entendu ça et là, des déclarations tapageuses de certains caciques du régime mettant le tout au compte de « la main tendue d’Alassane Ouattara à l’opposition au nom de la réconciliation ». Notamment de la part d’Hamed Bakoyoko, ministre de l’intérieur, on n’a pu entendre: « Tous ceux qui ont fauté, tous ceux qui avaient des choses à se reprocher, doivent saisir cette opportunité pour revenir au pays. (…) Dans la vison du président (Alassane Ouattara, ndlr), la réconciliation ne peut se faire que si nous sommes ensemble ici ». Dès lors, les officines de propagandes du régime en place, comme à leur habitude, se sont mises en branle pour parler de « processus de réconciliation en marche » et dont, bien entendu, Alassane Ouattara leur mentor adoré, serait l’artisan.

Mais personne n’est dupe. Alassane Ouattara s’est déjà déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle, bien qu’étant encore en exercice et à mi-mandat. Dès lors, on devine aisément que son parti et lui, ne lésineront sur aucun moyen pour réaliser ce vœux si cher à leurs yeux, c'est-à-dire, briguer un second mandat. Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim du RDR, s’est voulu clair sur le sujet, lors de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux au siège de son parti. Aux militants présents, il a dévoilé: « (…) l’ambition est unique et l’objectif précis. Celui de faire réélire au premier tour de l’élection présidentielle de 2015, le président Alassane Ouattara ». Mais avant, c’est Alassane Ouattara lui-même qui instamment déclarait : « Je les (partis politiques d’opposition, ndlr) invite à préparer les élections de 2015 qui se tiendront dans moins de deux ans. Je suis préoccupé par comment rattraper le temps que nous avons perdu à cause de la crise postélectorale. Je leur dis que les élections auront bel et bien lieu en octobre 2015 et il serait bon qu’ils se mettent au travail pour préparer ces élections-là… ».

Cela nous rappelle un peu l’histoire récente de quelqu’un qui acceptait tous les compromis et faisait toutes sortes de concessions à ses adversaires pour avoir, ne serait-ce que la paix pour pouvoir gouverner son pays. Mais cyniques, ces adversaires avaient d’autres ambitions : le renverser. Aujourd’hui, ils ont réussi leur coup. Ces mêmes personnes, passés maîtres dans l’art de l’hypocrisie, sont actuellement au pouvoir. Certes l’objectif est différent, mais la stratégie demeure la même : adopter l’apparence de ceux qui recherchent la paix et la réconciliation, mais au fond et au bout du compte,  répondre aux besoins d’une soif inextinguible de pouvoir. Aujourd’hui, il s’agit pour eux, de conserver le pouvoir à tout prix, voire, de le confisquer. « Chassez le naturel, il reviendra au galop », dit l’adage.

Sinon, comment comprendre, ce coup de foudre soudain du régime Ouattara pour le parti de Laurent Gbagbo ? Un parti politique que ce régime donnait pour mort au sortir de la guerre post-électorale ? Certains diront, peut-être, qu’il s’agit du résultat de diverses pressions exercées sur le régime. Ils peuvent avoir raison. Mais pour les gens du peuple, confrontés aux réalités du quotidien, la médiatisation à outrance, orchestrée par le régime en place, et les quelques simulacres observés, ces derniers temps, ne peuvent suffire pour affirmer que la crise ivoirienne est finie ou du moins, que la réconciliation avance à grands pas.

La Côte d’Ivoire s’achemine inéluctablement vers 2015, sans que les causes profondes qui ont entrainé le pays vers les profondeurs abyssales, n’aient été franchement abordées ; sans que l’on sache comment ne plus retomber dans la spirale des crises. Ceux qui nous gouvernent parlent d’élection, alors qu’ils se refusent à aborder les problèmes de fond: la nationalité, le foncier, l’éligibilité…, la corruption, le tribalisme, et l’impunité qui gangrènent notre société et qui ont pris des proportions inquiétantes ces trois dernières années. Ils préfèrent faire du surplace, donner une impression de mouvement, en espérant tromper l’opinion publique. Mais les gens du peuple, savent rester vigilants. Certes, une vigilance mêlée d’inquiétudes, face à l’ambition farouche des gouvernants actuels qui voudraient confisquer – à tout prix - le pouvoir.

Cette inquiétude est d’ailleurs partagée par les Etats-Unis, dont l’ambassadeur en Côte d’ivoire, affirme par ces quelques mots : « Nous ne sommes qu'à 20 mois de l'élection présidentielle, on ne peut s'empêcher de nourrir quelques inquiétudes quant à l'avenir (…)».

Assurément, les gens du peuple, ont des raisons de s’inquiéter des gros nuages qui se profilent à l’horizon 2015. Car comme toujours, ce sont eux et eux seuls, qui malheureusement paient le lourd tribut de l’hypocrisie et de l’ambition démesurée des aventuriers politiques.

 Marc Micael

 

 

 

18/01/2014

FONCTIONNAIRES DE COTE D’IVOIRE, CE QUI EST DIT, EST DIT !

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Gens du peuple de Côte d’Ivoire, tout au long de notre quête, de notre lutte commune, pour la préservation de notre dignité, la dignité humaine s’entend, nous vous accompagnerons. Nous serons toujours à vos côtés. Pour fustiger, dénoncer, sans relâche, les œuvres perfides de ceux qui ont choisi la voie de l’autocratie, de la dictature, au détriment de votre liberté ; au détriment de votre bien-être.

Gens du peuple, nous vous exhortions - dans notre précédente chronique - à vous méfier des personnes qui tentent, par des discours mielleux, de vous séduire, afin de vous asservir et ainsi, assouvir leurs désirs égoïstes. Nous vous conseillions par-dessus tout et avec insistance, à refuser de vous laisser endormir par leurs propagandes chimériques.

Aujourd’hui encore, gens du peuple, nous vous réitérons cet appel. De façon solennelle. Mieux, nous vous invitons à redoubler de vigilance. Car le loup est déjà dans la bergerie.

Une fois de plus, les voilà pris la main dans le sac. Ceux qui prétendent nous gouverner, ont préféré nous berner. Ils nous croient atteints de cécité et même de surdité !

C’était à l’occasion du discours de nouvel an, d’Alassane Ouattara, l’homme fort du régime en place. Un discours annoncé par ses nombreux « griots », comme la « bonne nouvelle » qui transporterait de joie, les ivoiriens.

Il a d’abord reconnu dans son intervention: « Oui, la vie est chère. Nombreux sont nos compatriotes, qui éprouvent des difficultés à joindre les deux bouts ». Avant de poursuivre : « (…) les salaires des fonctionnaires étaient bloqués depuis 1988. (…) Le gouvernement a donc décidé de la revalorisation des salaires et du déblocage des avancements des fonctionnaires dès janvier 2014. Avec étalement des effets financiers sur 5 ans ». Puis il conclut: «Ainsi, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’avec ces mesures, chaque fonctionnaire verra son salaire augmenter régulièrement, améliorant ainsi, son pouvoir d’achat ». 

Quelques semaines après, ce qui était pourtant clair comme l’eau de roche, va livrer tous ses secrets. Seulement 38.000 fonctionnaires sont concernés par la mesure de déblocage des avancements, sur 153.000 fonctionnaires. Soit 80% de fonctionnaires exclus, nous révèle Gnamien Konan, le ministre de la fonction publique. Il venait ainsi de doucher la joie de ceux qui, trop tôt s’étaient laissé convaincre par les paroles d’un homme passé maître dans l’art de vendre des illusions et de la gouvernance tape-à-l’œil plutôt que la gouvernance concrète.

En effet, lorsque l’on dit aux gens du peuple qu’il y aura : « déblocage des avancements des fonctionnaires », il n’y pas mille manières de comprendre cette phrase. Surtout que celui qui a tenu de tels propos n’a fait aucune discrimination en parlant de cette mesure, au moment où il le faisait. D’où vient donc qu’on nous parle de « ceux qui sont cernés » et de « ceux qui ne sont pas concernés » ? Y’a-t-il mille manières de définir le terme : « déblocage des avancements »  ou le mot « fonctionnaire» ?

Certes, les thuriféraires d’Alassane Ouattara, ont tenté, par des explications, les unes aussi saugrenue qu’obscures, de justifier l’injustifiable. Ils affirment : « Loin d’être une exclusion, le Gouvernement a estimé que des engagements actés, relatifs au profil de carrière ont été pris avec des différents corps de métiers depuis 2007 dont 50% des effets financiers de ce profil de carrière ont été payés sous l’ancien régime. Etant entendu que l’Etat est une continuité, et le gouvernement Ouattara pour éviter l’embrasement du front social, a payé 25 des 50 % restants à fin mars 2013 avec rappel des mois de janvier et février 2013. Les 25 % restants seront payés sur le budget 2014 fin janvier 2014. Portant ainsi le taux de réalisation de ces engagements actés à 100 %. Selon des indiscrétions, le Gouvernement estime qu’il y a déjà eu une amorce de revalorisation des salaires de ces différents corps susmentionnés. (…) Et si le Gouvernement appliquait encore une revalorisation de 12 % sur les salaires, selon des sources, cela pèserait davantage sur le budget actuel ». Seraient-ils en train de nous expliquer que les « performances économiques » dont se targue leur mentor Alassane Ouattara, ne sont en fait qu’un slogan creux ? Sans doute.

Quand quelqu’un – et de surcroit un chef d’Etat – affirme devant les médias que les avancements des fonctionnaires seront débloqués et qu’ainsi : « chaque fonctionnaire verra son salaire augmenter régulièrement », il n’y pas mille façons, pour les gens du peuple, de comprendre cela. Les textes de l’administration sont clairs en la matière. Tout fonctionnaire doit bénéficier d’un avancement tout au long de sa carrière. Si les avancements ont été bloqués pour tous les fonctionnaires depuis 1988, et qu’ils ils doivent être débloqués cette année, ils doivent l’être pour tous, sans exclusive. Revaloriser, ce n’est pas débloquer. Le déblocage est un droit dévolu à tout fonctionnaire, contrairement à la revalorisation qui peut se négocier. Voilà ce que comprend l’homme du peuple. Toute autre explication n’est que pure machination et tentative éhontée pour distraire l’opinion publique.

A moins que nous ne soyons effectivement en face d’un mensonge savamment orchestré ; d’un «trompe l’œil» aux desseins inavoués, de la part de ceux qui nous gouvernent. Car comment expliquer que sur le même sujet, Alassane Ouattara dise une chose et que son ministre en dise une autre ? Nous voilà interpellés.

En effet, ce n’est pas du tout responsable de la part d’un gouvernement. C’est se moquer des souffrances des ivoiriens, notamment des fonctionnaires de Côte d’Ivoire, qui font leur part de sacrifice pour le développement du pays ; c’est instituer la discrimination au sein de cette corporation. Personne n’a mis un fusil sur la tempe de monsieur Ouattara, pour l’obliger à débloquer les salaires des fonctionnaires. S’il veut le faire, qu’il le fasse en toute équité. Cette fois, l’imposture ne passera pas. Ce qui est dit est dit.

Marc Micael

marcmicael@yahoo.fr

 

 

03/01/2014

2014 : FRANCHIRONS-NOUS LE RUBICON ?


60664_1.jpgQu’il nous soit permis, avant tout propos, chers lecteurs, de vous souhaiter la traditionnelle : « 
Bonne et Heureuse Année 2014 ». Et, la paix en Côte d’Ivoire !

Certes, nos frères et sœurs de la Centrafrique, eux n’auront pas connu une entrée paisible dans cette nouvelle année. Hélas. La Centrafrique est à feu et à sang. Encore des noirs qui se tirent dessus ou, qui se découpent à la machette. Chrétiens contre Musulmans. Anti-balaka contre Seleka. Nous rapporte-t-on. Escalade des atrocités. Des milliers de morts. Des milliers de réfugiés fuyant les affrontements. Situation sanitaire alarmante… Encore notre Afrique, au cœur d’un spectacle désolant. Pauvre Afrique ! Jusqu’à quand tes enfants continueront-ils de se conduire de la sorte ? Pires que des bêtes sauvages ?

Ce triste spectacle n’est d’ailleurs pas sans rappeler ce que nous avons aussi vécu. Ici, chez nous en Côte d’Ivoire. En 2011. Nous entamions alors, la plus grave et la plus sanglante crise de notre histoire : un changement brutal de régime politique.

Dès lors, les peurs et les douleurs de toutes ces populations civiles, de tous ces centrafricains, fuyant pour leurs vies, sont aussi les nôtres. Nous ne pouvons que compatir à leur tragédie. Dieu leur vienne en aide !

Cependant, pouvons-nous, sereinement soutenir - ne serait-ce que moralement - ces frères et sœurs centrafricains, si nous-mêmes, ivoiriens, n’avons pas encore trouvé le chemin qui nous sortira définitivement de notre drame collectif ? Pouvons-nous résolument, nous préoccuper du feu qui dévore la case du voisin, tant que n’avons pas éteint le feu qui consume notre propre pays? Et nous savons tous - ivoiriens attentifs à la situation socio-politique du pays - que la Côte d’Ivoire est loin d’être sortie de l’auberge. Le cas de la Centrafrique devrait nous servir de prétexte – une fois de plus - pour nous interroger sur notre propre sort, à l’orée de ce nouvel an 2014.

Sommes-nous prêts à sortir du cycle de violences qui perdure depuis plusieurs années ? 

Comme le veut la tradition, le nouvel an est l’occasion pour les hommes de se souhaiter leurs meilleurs vœux. Au-delà de ce que chacun de nous peut espérer ou souhaiter pour lui et pour ses proches, il y a la Côte d’Ivoire. Cette terre de nos ancêtres. Ce pays qui a fait de nous ce que nous sommes : des citoyens appartenant à une nation fière et digne, comme le stipule notre hymne national. La Côte d’Ivoire, ce pays auquel nous sommes si attachés, ce pays que nous aimons tant. Au point où, s’il est piétiné ou vilipendé, nous souffrons avec lui, avant de nous révolter et finalement, sentir le besoin de le défendre, fut-il, au prix de notre vie. Eh oui. Il n’y a pas que les corps habillés qui sont destinés à mourir pour le pays. Les civils aussi sont appelés à faire preuve de leur patriotisme.

Ainsi, avant tout, il y a le pays, la Côte d’Ivoire, sans laquelle nos rêves, nos espoirs ne resteraient que des rêves et des espoirs. Rien de plus. Dès lors, le vœu le plus cher pour tout ivoirien, reste la paix pour son pays, après ce qu’il a vécu en 2011. Heureusement – et loin de nous tout cynisme – la plupart des ivoiriens ont pu toucher de doigt – comme en ce moment en Centrafrique - les réalités d’une guerre. Même ceux qui caressent le secret espoir d’en finir par le bas ou la petite porte, ne peuvent la concevoir qu’au terme d’une guerre éclaire. Hélas, ils se trompent. Comme François Holland qui fut pris au piège. Le président français qui promettait, il y a quelques jours devant les médias que l’intervention de l’armée française, baptisée « opération Sangaris » en Centrafrique, n’était pas prévue pour durer, a dû revoir sa copie. « Le discours officiel sur la durée de l’intervention évolue et se mue en : six mois à un an ». Nous rapporte la presse française. Moralité : la guerre, on sait quand elle commence, mais personne ne sait quand est-ce qu’elle finira.

On ne peut donc que formuler des vœux de paix, rien que la paix pour la Côte d’Ivoire. En espérant que le reste suivra. Surtout en œuvrant d’arrache-pied pour que cela se concrétise dans les faits. Pour ce faire, nous devons nécessairement répondre à la question suivante : comment en sommes-nous arrivés là ? Sans doute, le refus de nous conformer aux lois que nous nous sommes librement imposées ; la faiblesse de céder trop facilement à l’appel de la haine et des passions qui – très souvent - l’emportent sur notre raison. Peut-on répondre.

Mais il y a une autre question. Bien plus préoccupante encore que la première. Celle qui devrait donner à tous, des raisons d’avoir des sueurs froides: Quels risques coure un pays à peine sorti d’une tragédie soldée par un bain de sang aussi effroyable, quand le nouveau régime en place demeure complice et complaisant des violations graves des droits de l’homme dont se rendent coupables des milices tribales, des seigneurs de guerre et leurs bandes armées qui ont soutenu son arrivée au pouvoir ; que peut-on espérer d’un pays dans lequel les richesses sont accaparés par un clan ethnique et religieux, qui fait à lui seul la pluie et le beau temps, pendant que plus de la moitié de la population est animalisée, en exil ou en prison ?

Pensons-y en cette nouvelle année 2014. Avant qu’il ne soit trop tard. Cherchons – sans relâche - des solutions. Asseyons-nous et discutons. C’est à ce prix et à seul prix que nous pourrons espérer ne jamais traverser le Rubicon, c’est dire, aller au-delà de ce qui est permis ; s’engager sans possibilité de retour.

Pour la petite histoire, le Rubicon est une Rivière du Nord de l'Italie qui servit de frontière entre la Rome impériale et la Gaule cisalpine. Aucun général n'avait l'autorisation de le franchir avec une armée; ce que fit pourtant Jules César en s'écriant "Alea jacta est" ("le sort en est jeté").

 

 Marc Micael