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02/08/2016

UN PEUPLE MÉCONTENT...

bke cie.jpgCe qui s’est passé le 18 septembre 2002 en Côte d’Ivoire, n’était ni plus ni moins que le début de la descente aux enfers de ce pays. C’est la conséquence de toutes les tragédies et les crises sociales qu’il vit aujourd’hui.

L’on a tenté et réussi à accéder au pouvoir par les armes, bafouant du coup le pouvoir du peuple… C’est le début de son mécontentement.

Des rebelles tentent de renverser un président démocratiquement élu. S’ils échouent dans un premier temps, ils réussissent néanmoins à semer le chaos et la désolation partout. Ils finissent par occuper de force une grande zone du pays. Même à Abidjan, la commune d’Abobo devient le quartier général du « commando invisible » et le théâtre de l’assassinat de plusieurs éléments des FDS-CI (forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire). Ce n’est que partie remise.

2010, à l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle, l’on assiste à une pluie de bombes de l’armée françaises sur la résidence du chef de l’Etat, à des massacres, des pillages, des destructions de biens…, en lieu et place du résultat du scrutin tant attendu. C’est le chaos. Les rebelles sont descendus sur le sud du pays.

Depuis lors, du MPCI (rébellion armée) au « Commando invisible », le sang n’a cessé de couler. Les victimes, de tous bords, de tous les camps, sont tombées par milliers. Pour justifier leurs barbaries, les bourreaux diront : « Les armes se sont imposées à nous », sans le moindre remords. Alors qu’en bas, la rancœur s’enracine au sein du peuple, faute de réconciliation véritable, le mécontentement perdure.

Au sommet, après la prise des armes comme unique moyen d’accession au pouvoir, s’installe : « la dictature comme mode de gestion et de confiscation du pouvoir ». C’est l’apogée d’une certaine confrérie de gouvernants véreux, vautrés dans l’opulence, dos tournés à ceux-là même, qui jadis furent leurs partisans. Au sommet, c’est le règne de la corruption et la course à l’enrichissement, pendant qu’en bas, le peuple crie famine et se meure face à ses conditions de vie qui, de jour en jour se dégradent. Assez parlé ! Notons toutefois, qu’un peuple mécontent en vaut deux.

M.M

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