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11/12/2011

Dictature en Côte d’Ivoire, le silence des ivoiriens qui en dit long

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En décembre 2010 dernier, l’élection présidentielle, tant attendue, a finalement eu lieu en Côte d’Ivoire. Ce fut le scrutin le plus mémorable de sa jeune histoire. Cette élection aura eu le mérite de susciter les plus grands espoirs chez les ivoiriens. Et son aboutissement, devrait permettre de ressouder les fissures du tissu social d’un pays fragilisé et de se tourner résolument vers l’avenir.

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08/12/2011

Guerre de la France contre Gbagbo et la Côte d’Ivoire, la CPI nouveau théâtre des opérations

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On peut l’affirmer sans risque d’exagérer : l’annonce la déportation de Laurent Gbagbo à la CPI, a eu, en Côte d’Ivoire comme partout ailleurs, l’effet d’une bombe. Son onde de choc n’a pas encore fini de secouer les ivoiriens et tous ceux qui, depuis lors, voyaient d’un mauvais œil l’arrestation et l’emprisonnement de celui-ci à Korhogo.

Pour le moment, Laurent Gbagbo est soupçonné de crimes contre l’humanité, de violations de droits de l’homme qui auraient été commis sous son autorité et dont on dénombre officiellement 3000 victimes. Là-dessus, il faut être frappé de cécité, car toutes ces 3000 victimes le sont-elles du seul fait du camp Gbagbo ? D’autre part, comment appeler les tueries et les actes inhumains perpétrés depuis 2002 à nos jours  par la rébellion armée se faisant d’abord appeler forces nouvelles (FN), rebaptisée depuis peu, forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI)? Sous quelle autorité ou au nom de qui ces crimes ont-ils été commis ? Comment des commanditaires avérés de crimes peuvent-ils accuser leurs adversaires devant la CPI, sans au préalable s’assurer qu’ils ne courent eux-mêmes aucun risque ? Toutes choses qui poussent certains à exprimer des suspicions légitimes quant à l’impartialité la CPI dans cette affaire. Mais, la réalité est là, implacable : Laurent Gbagbo, président élu par les ivoiriens et victime d’un coup d’état, au départ emprisonné à Korhogo, a été déporté à la Haye, où il croupit dans une cellule de prison.

Raisons profondes d’une déportation à la Cour Pénale Internationale.

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29/11/2011

Peut-on encore parler de justice en Côte d’Ivoire ?

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« (…) est-ce qu’on peut parler encore de justice dans cette affaire ?... ». Ce sont des propos, rapportés par un quotidien proche du pouvoir Ouattara et qu’aurait tenu le ministre Kata Kéké, lors de la cérémonie de réception organisée en l’honneur des prisonniers politiques de Ouattara, fraîchement libérés. Ces propos attribués à Kata Kéké, ont tant et si irrité le régime d’Alassane Ouattara, qu’ils ont valu à ce ministre de la république une seconde arrestation. Mais Kata Kéké n’est ni le premier et ne sera certainement pas le dernier à subir le courroux d’un régime qui a visiblement du mal à supporter les critiques faites à son endroit.

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28/11/2011

Côte d’Ivoire, un an déjà que dure l’imposture

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Des élections législatives sont annoncées en grande pompe en Côte d’Ivoire. D’aucuns diront qu’ils ne se sentent pas concernés par cette aventure qui n’est en somme que pure distraction. Parce que, parler à nouveau, dans le contexte actuel, d’élections dans ce pays sinistré, c’est aussi soulever l’épineuse question qui divise encore bons nombre d’ivoiriens : « Qui a remporté l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire ? »

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21/11/2011

Côte d’Ivoire, la névrose d’angoisse au pouvoir

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En Côte d’Ivoire, 20 prisonniers politiques pro-Gbagbo ont été libérés. Un évènement qui n’a pas manqué de faire la une des journaux. Ceux notamment proches du pouvoir, ont qualifié ce geste de « signal fort pour le processus de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire ». Mais en effet, nul n’ignore que ce coup de pub, prévu au départ pour 8 prisonniers est passé, comme par enchantement à 20 prisonniers libérés. Une opération dite ‘’akpani’’ (chauve-souris, pour son caractère obscure) qui visait à contraindre le FPI, par devoir de reconnaissance, à participer aux législatives, espérait-on. Mais hélas pour les caciques du pouvoir Ouattara, cette manipulation n’a en rien changé à la position du FPI. Mieux, elle a même été qualifiée « d’écran de fumée ». Toujours est-il que les dirigeants de l’opposition n’ont pas boudé leur plaisir de retrouver leurs camarades de lutte, fraîchement sortis des geôles du régime Ouattara. Que les raisons de cette libération soient politiques ou juridiques, le fait est que 20 prisonniers parmi la soixantaine de détenus qui croulent actuellement dans les prisons infectes du régime Ouattara, ont été bel et bien libérés. Cela a d’ailleurs donné lieu à une émouvante cérémonie d’accueil des ex-détenus au siège du CNRD.

Mais la joie des membres du CNDR/FPI sera de courte durée. Une semaine après cette mise en liberté des détenus politiques, à la surprise générale, le ministre Kata Kéké est à nouveau arrêté, dit-on par des agents la DST, pour être jeté dans une cellule de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Pour l’opposition, le constat est amer : Kata Kéké n’aura pas bénéficié de plus d’une semaine de liberté aux côtés des siens. Tout compte fait, n’en soyons pas étonné dirons certains, il ne s’agissait que d’une liberté provisoire : 20 prisonniers marqués par l’ombre d’un retour aux fers.

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18/11/2011

Côte d’Ivoire, la dictature érigée en projet de société

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Doit-on encore en douter ? Alassane Ouattara s’est arrogé le pouvoir d’état en Côte d’Ivoire pour s’installer dans le despotisme, le tribalisme et dans l’anarchie… Sa haine viscérale contre Laurent Gbagbo, ses collaborateurs et tout ce qui incarne ce dernier est sans commune mesure. Elle se traduit dans les faits par des arrestations arbitraires, des licenciements abusifs, des mandats d’arrêt intempestifs, le maintient en exil, la rétrogradation dans l’administration civil et militaire de tous ceux qui ont, un tant soi peu, affichés leurs affinités avec le régime de Laurent Gbagbo. Même des monuments n’ont pas échappé à cette phobie de Ouattara contre l’ex-régime.

Face à tous ces agissements, dont la liste n’est pas exhaustive, sachons rester lucide pour analyser sans passion ni hystérie ce qui se trame dans cette Côte d’Ivoire postélectorale. Comment expliquer que ce pouvoir depuis son arrivée aux affaires ne fait que souffler le chaud et le froid ? Réconciliation et paix chantés le jour, mandats d’arrêts, arrestations, emprisonnements, assassinats et menaces la nuit… Qui veut-on distraire ? Certainement pas les ivoiriens qui ont très vite compris qu’après huit mois d’exercice du pouvoir, ce régime Ouattariste n’a apporté qu’indignation, désordre et insécurité à la Côte d’Ivoire.

Diagnostic d’un régime aux antipodes de la démocratie et de l’Etat de droit.

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15/11/2011

Sanepa: Pas de réconciliation sans Tatao

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En Côte d’Ivoire, il ne se passe un seul jour sans que l’on parle, à tout bout de champ, de réconciliation et de paix. Entre ces mots ressassés et les actes constatés sur le terrain, huit mois après la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, le fossé reste toujours béant. Tellement galvaudés, ces mots sont devenus, dans la bouche des tenants actuels du pouvoir, une véritable chansonnette. Pour les médias pro-Ouattara non plus, en parler est devenu un réflexe mécanique. Face au refus manifeste d’Alassane Ouattara et ses alliés de jouer un jeu politique franc, cette réconciliation tant prônée sonne désormais faux aux oreilles de nombreux ivoiriens. Car la fracture sociale aggravée par l’irruption d’Alassane Ouattara au pouvoir, ne se refermera pas de sitôt, à coup de mots inlassablement répétés telles des formules incantatoires, et la réconciliation recherchée ne s’obtiendra pas par un coup de baguette magique. Ce que le peuple ivoirien attend, ce sont des actes concrets, de la sincérité et surtout la restitution des faits réels, dans leur entièreté, sans passion ni hypocrisie.

A travers ce présent récit, nous vous invitons à mesurer la portée du régionalisme, quand il s’utilise comme action politique, mais surtout la complexité de crise sociale ivoirienne face à cette ‘’réconciliation’’ que le camp Ouattara tente maladroitement d’imposer aux ivoiriens.

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