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26/10/2011

Transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI, une déclaration de guerre

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Dans la tragique crise que traverse la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et la France de Sarkozy n’ont pas encore fini de faire parler d’eux. En effet, ils ne semblent pas satisfaits d’avoir bombardé la résidence de Laurent Gbagbo, de l’avoir kidnappé et déporté au nord du pays dans une prison hautement surveillée. A défaut de ne l’avoir pas assassiné, conscients des risques incalculables encourus, ces derniers nourrissent, ces temps-ci, le malin projet de traduire ce prisonnier qualifié ‘’d’encombrant’’ devant la cour pénale internationale (CPI). Mieux, leur volonté manifeste de voir Laurent Gbagbo condamné pour le restant de ses jours à la Haye, traduit leur refus d’accepter qu’il existe en matière de justice, des éventualités telles que la présomption d’innocence, l’acquittement ou encore la relaxe pure et simple. Mais, connaissant la CPI et son assujettissement à l’ONU, elle-même, partie prenante dans la crise ivoirienne, il y a certes des raisons de nourrir des doutes sur la partialité de cette juridiction internationale (nous y reviendrons).

Malgré les incessants appels à la raison et à la mesure, Alassane Ouattara et ses alliés, grisés par le pouvoir acquis au bout des fusils, au prix du sang de milliers d’ivoiriens et mû par une volonté farouche de vengeance, préparent déjà l’opinion ivoirienne à l’éventualité d’un transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la CPI.

Pour bons nombres d’observateurs, ce énième acte à poser par Ouattara, marquera certainement un tournant décisif de la crise ivoirienne. Face à un régime qui se veut intransigeant, l’opposition non plus, ne compte pas rester inerte, mettant en garde contre les risques de : « solutions extrêmes, dommageables pour la réconciliation nationale ». Il semble évident que le régime Ouattara n’a pas prit la pleine mesure de ce que pourrait entrainer le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI, fort certainement, du soutien militaire de ses alliés franco-onusiens. Pour les partisans de Laurent Gbagbo et pour tous ceux qui s’insurgent contre la forfaiture orchestrée par les puissances occidentales en Côte d’Ivoire, ce serait sans doute, la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Dès lors, la ‘’guerre’’ est officiellement déclarée entre l’opposition et le régime en place. Une guerre sans merci au cours de laquelle Ouattara et ses alliés auront surement du fil à retordre, parfois, à leurs risques et périls.

Nous tenterons, d’une part, de montrer ce que cache réellement l’entêtement de Ouattara à vouloir coûte que coûte condamner Laurent Gbagbo par la CPI, et d’autre part, ce qu’il gagnerait à abandonner ce périlleux projet.

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23/10/2011

Massacrer les africains au nom de la démocratie: la fin qui justifie les moyens

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Mouammar Kadhafi, celui que l’on a appelé ‘’le guide libyen’’ est mort, assassiné. Les images de sa dépouille malmenée, foulée aux pieds et exhibée comme celle d’un vulgaire bandit, resteront longtemps gravées dans notre mémoire collective. Des images dégradantes, déshonorantes, voire déshumanisantes d’africains, on en a vu ces dernières années. Certaines personnes, nullement choquées, en ont même applaudis ! De l’image de Laurent Gbagbo kidnappé, sa famille et ses collaborateurs faits prisonniers, en passant par celle des populations somaliennes fuyant la guerre, en proie à la pire des famines, jusqu’à celle de Kadhafi aujourd’hui, c’est à croire que les africains se complaisent dans le déshonneur.

La mort de Kadhafi est l’aboutissement d’une guerre injustifiée, menée de main de maître par l’organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN), avec dans son sillage, les insurgés du CNT (conseil national de transition), qui n’étaient en fait là que pour du vent. Des libyens massacrant d’autres libyens. C’est à ce schéma que les puissances occidentales ont bien voulu nous habituer. Certains libyens ont été entraînés, armés par l’OTAN, dans le but de tuer d’autres libyens.

Kadhafi est mort. Ceux qui l’ont tué s’en félicitent et se congratulent. De même, ceux qui l’ont naguère fréquenté et qui ont bénéficié de ses largesses, toute honte bue, saluent aussi sa mort. Kadhafi a été assassiné. C’est un crime, un crime signé OTAN. Kadhafi est mort, c’est l’avènement d’une Libye nouvelle, celle qui sera à tout jamais redevable aux occidentaux de la coalition de l’OTAN. Dans les bureaux feutrés de l’Elysée, en passant par ceux de Washington, le champagne coulera à flot, tout comme coulera à flot le pétrole libyen, de l’Afrique vers l’occident, ne laissant au peuple libyen que l’illusion d’avoir acquis la liberté, passant sous silence le chaos et l’appauvrissement dans lesquels sera plongé ce pays pour les années à venir.

Hier la Côte d’Ivoire, aujourd’hui, la Libye. Des milliers d’africains sont massacrés et avec l’appui des occidentaux, au nom de la démocratie. Alors nous nous interrogeons: Si la démocratie qui est le pouvoir du peuple - tel que définit par ces occidentaux - préconise de massacrer ce peuple, pour s’imposer, alors il y a des raisons de s’inquiéter sur ce genre de démocratie, que ces mêmes occidentaux tentent insidieusement d’exporter en l’Afrique.

Dans cet exercice de réflexion, nous tenterons d’apporter quelques éclaircis à cette nébuleuse doctrine dont les moyens (guerres, tueries, massacres) justifient la fin (démocratie).

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22/10/2011

Alassane Ouattara, récit d’un cheveu dans la soupe ivoirienne

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A l’époque, Premier ministre d’Houphouët Boigny (paix à son âme !), dépêché pour redresser l’économie ivoirienne, personne ne s’intéressait vraiment à lui, du moins tant qu’il restait loin de la scène politique, comme le lui avait maintes fois répété ‘’le vieux’’. Mais c’était se méprendre sur ce monsieur ! A peine le cercueil du Président Houphouët eu-t-il touché le fond du caveau, qu’il laissa tomber son costume de Premier Ministre pour lorgner celui de Président de la République. En ces temps-là, les ivoiriens, fiers et jaloux de leur boussole, la Constitution ivoirienne, ne comptaient pas se laisser distraire par un quelconque aventurier, fut-il Alassane Ouattara. Dans cet exercice qui se voudrait un devoir de mémoire, retraçons ensemble, histoire de ce sombre personnage.

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20/10/2011

Côte d’Ivoire, le régime Ouattara dans le tourbillon des coups d’état

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Après s’être accaparés le pouvoir en Côte d’Ivoire, Ouattara et la France déroulent désormais leur plan machiavélique pour réduire, à leur guise, ce pays à l’état de nouvelle colonie française. Au delà du rififi qui a cours actuellement entre l’opposition significative du leader Laurent Gbagbo et le régime de Ouattara, c’est cet enjeu, au demeurant majeur, qui devrait focaliser toutes les énergies de tous ceux qui se sont engagés en ce moment, aux côtés du peuple ivoirien, dans la lutte contre l’impérialisme occidental. La thèse des coups d’état, brandie à tout bout de champ par le pouvoir actuel, n’est que pure distraction. Un recadrage du débat s’impose, face aux élucubrations du régime Ouattara criant aux complots et aux tentatives de déstabilisation. Les uns et les autres ne doivent donc pas perdre de vue, les vraies raisons de la guerre perpétrée par la France contre la Côte d’Ivoire.

Dans la présente analyse, nous nous attèlerons à montrer la part de vérité qui existe dans l’attitude d’un pouvoir qui apparait hanté en permanence par un renversement et dans celle qui consiste, d’une manière ou d’une autre, à utiliser le prétexte du coup d’état pour annihiler toute velléité de contestation.

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14/10/2011

Côte d’Ivoire, l’heure de ta révolte a sonné !

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Comme les instants précédant une irruption volcanique, la Côte d’Ivoire postélectorale se prépare à vivre, une fois de plus, des évènements tumultueux. La sonnette d’alarme retentie en Eburnie et tous les ingrédients d’une situation explosive sont réunis. Certes, il ne s’agit point de bruits de bottes. Il s’agit plutôt des voix des ivoiriens indignés par l’injustice, le rejet, la loi du plus fort, l’impunité… orchestrés et entretenus depuis bientôt 7 mois, par le régime Ouattara. Ces voix qui très bientôt éclateront comme des cris de révolte et balayeront tous sur leur passage comme une vague en furie. Seuls les ‘’aveugles’’ et les ‘’sourds’’, se complaisant dans une attitude de ‘’vainqueurs de la guerre’’ et partisans du néo-colonialisme, semblent l’ignorer. Ouattara et ses collabos de la communauté, dite internationale n’ont fait que jeter en Côte d’Ivoire, de l’huile sur un feu qui ne demandait qu’à être éteint. Après sept mois d’exercice du pouvoir, les indicateurs sociopolitiques sont alarmants. Le filleul de Sarkozy, s’est installé dans une logique de dictature avec une volonté manifeste, celle de cacher son impuissance à régler les problèmes politiques nouveaux nés de son accession à la tête du pays. Contribuant ainsi à empirer une situation déjà délétère dans le pays.

Le calme précaire qui règne actuellement en Côte d’Ivoire, est un de ces calmes qui précèdent les grandes révolutions. L’étape de surprise et les moments de grandes frayeurs passés, pour l’opposition significative au régime d’Alassane Ouattara, c’est la veillée d’armes: meetings, marches et autres manifestations populaires sont projetées en Côte d’Ivoire. Nonobstant les vaines tentatives de Ouattara et ses suiveurs pour étouffer les protestations des partisans de Gbagbo et de tous ceux qui aspirent à une Côte d’Ivoire libérée, jamais volonté affichée par ces derniers n’a été si déterminante. Enjeux d’une nouvelle ère, celle de tous les espoirs.

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13/10/2011

Côte d’Ivoire: Séminaire gouvernemental et état de droit, quel rapport ?

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Le séminaire gouvernemental initié par Alassane Ouattara, vient de clore ses travaux. Que pouvons-nous en retenir ou du moins que voudrait-on que l’on en retienne ? Ouattara lui-même, devant la presse a affirmé : «La paix est revenue, nous sommes au travail…», et à l’endroit de ses ministres, il a lancé: « … je voudrais (…) vous féliciter et vous dire que je suis fier de mon équipe! Bravo à tous ! ».

Si nous étions de ceux qui, loin des réalités ivoiriennes, ont cette habitude de prendre pour parole d’évangile tous les clabaudages que leur rapportent les média pro-Ouattara, nous aurions applaudis de nos deux mains ce séminaire qui, selon son initiateur, marque le ‘’ retour de la paix (…), la sécurité des biens et services’’. Seulement, en Côte d’Ivoire, il y a les actions d’éclat d’Alassane Ouattara et son gouvernement et ce que vivent au quotidien, les populations ivoiriennes en proie aux pires souffrances dans cette Côte d’Ivoire postélectorale.

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09/10/2011

Invasion des médias occidentaux: L’Afrique peut-t-elle relever le défi ?

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Les africains ont trop souvent tendance à pleurnicher sur le silence des média occidentaux. Qu’espèrent-ils en le faisant ? Que ces médias aux ordres de leurs dirigeants occidentaux, changent subitement de ligne de conduite? Et qu’ils dévoilent leurs nébuleuses intentions? Qu’ils se détrompent ! Mais alors très vite. En ce 21ème siècle, où la montée en force des pays émergents confirme un changement des équilibres économiques mondiaux, l’occident est en guerre. Une guerre sans merci pour la reconquête de l’Afrique. Avec pour enjeu, la survie des puissances occidentales. Dans cette guerre où les armes les plus sophistiquées sont mises à rude contribution, les politiques occidentaux allient à merveille puissance militaire et puissance médiatique. Le tout dans une stratégie parfaitement orchestrée. Avec ce schéma, les médias occidentaux occupent une place de choix et jouent un rôle plus que capital. A la lumière des récents développements de l’actualité, suivons comment ces médias sont utilisés dans la bataille pour la recolonisation de l’Afrique, mais aussi pourquoi l’Afrique doit nécessairement apporter la riposte dans cette décisive bataille.

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