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09/10/2011

CPI, pourquoi Soro Guillaume n’y échappera pas

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Soro Guillaume, Premier Ministre d’Alassane Ouattara, s’apprête, à entamer une carrière politique. Une démarche, selon les observateurs, qui lui permettrait de reconstruire son image. En effet, cette nouvelle stratégie vise indéniablement à réaliser son ambition affichée de briguer la magistrature suprême, mais aussi et surtout à couvrir les nombreux crimes commis par sa rébellion armée depuis 2002 à nos jours. Or, les faits sont têtus et finissent toujours, tôt ou tard, par rattraper leurs auteurs. Et ce, tant que les portes de la Cour Pénale Internationale (CPI) resteront grandement ouvertes. Soro, n’échappera pas à cette règle, les raisons :

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Comment Ouattara a instrumentalisé des ressortissants du nord

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Pour justifier le rejet de sa candidature, par la cour suprême de Côte d’ivoire, Alassane Ouattara, affirmait, à Paris lors d’une conférence en 1999 : « on ne veut pas que je sois candidat, parce que je suis musulman et du nord ». Cette phrase lourde de sens, s’inscrivait à son époque, dans le contexte de l’ivoirité. De 1993 à 1999, la Côte d’Ivoire a connu sous le régime du Président Konan Bédié, le fameux concept de l’ivoirité. Ce concept a été l’objet de diverses interprétations. Selon ses détracteurs, particulièrement les cadres et militants du RDR, parti politique d’Alassane Ouattara, il était imprégné d’idées xénophobes: les ivoiriens du nord, musulmans seraient soupçonnés d’être de mauvais ivoiriens et donc rejetés par les ivoiriens du sud. Cela a finalement aboutit à un sentiment d’exclusion des populations du nord, communément appelés dioulas, instrumentalisés par le RDR, et dont les patronymes ont le plus facilement une consonance étrangère.

Rappelons qu’au nord de la Côte d’Ivoire, on retrouve souvent les mêmes peuples nordistes de part et d’autre des frontières. Ces nordistes, rappelons-le, sont descendus nombreux vers les zones forestières, à la recherche de terres arables et de mieux être. Ils se sont installés dans les villes pour la plupart, à cause du commerce et du transport et dans les villages à cause des terres cultivables. Ils y ont été accueillis favorablement.

Aujourd’hui, l’arrivée au pouvoir de Ouattara, selon certains caciques du RDR, marquerait le temps de réparer les torts faits à ces nordistes, présentés comme des exclus de la société ivoirienne. Cet argument de la montée en force des peuples du nord, au grand dam des autres peuples, n’est pas sans grand dommage pour la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. Il est vrai que les ivoiriens ont longtemps vécu ensemble en toute harmonie, n’eut été, l’irruption sur la scène politique d’un arriviste, qui pour des ambitions mesquines a cru bon d’instrumentaliser une partie de la population ivoirienne.

Ensemble, jetons un regard attentif sur cette situation non moins alarmante qui devrait interpeller chaque ivoirien.

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08/10/2011

Crise ivoirienne, la libération de Gbagbo est un début de solution

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En Côte d’Ivoire, les armes se sont presque tus. Le nouveau régime en place essaie tant bien que mal de montrer le visage d’un pays qui renoue avec la normalité. Alassane Ouattara et son équipe, ont pour ce faire, entamé une série de manœuvres qui en dit long sur leur désir de bonne faire figure: négociations avec le FPI; installation de la Commission dialogue vérité et réconciliation (CDVR); réinstallation des corps habillés dans les zones CNO; visite officielle de Ouattara dans l’ouest du pays, annoncée puis reportée sine die; invite aux exilés du Ghana à rentrer au pays; élections législatives programmées; etc. Tout ceci, bien entendu, dans un abattage médiatique qui frise une propagande mal ficelée. On se doute bien que les voyages intempestifs d’Alassane Ouattara, ces derniers temps, y sont pour quelque chose. Les rappels à l’ordre et les recommandations de ses alliés français et des différents bailleurs de fonds sollicités justifient sans doute cette soudaine accélération de ces actions politiques initiées dans une Côte d’Ivoire en pleine crise. Crise dont les solutions sont à chercher bien au-delà de ces coups d’éclats factices.

Pour les nombreux ivoiriens et observateurs ces actions tape-à-l’œil du gouvernement Ouattara, indiquent que la crise ivoirienne, loin d’être finie, vient au contraire de franchir une nouvelle étape: celle de la partie civile du conflit qui fut malheureusement délaissées au profit des armes à feux. S’il est vrai que chaque acteur souhaite désormais une résolution pacifique de la crise, force est de reconnaître que celle-ci passe nécessairement par une solution politique. Dans cette perspective, des questions de fond méritent d’être posées et traitées. Des questions sans lesquelles, les divisions entre les ivoiriens continueront de s’agrandir. Cependant, face au refus de Ouattara et de ses alliés de franchir le pas, à savoir libérer les prisonniers politiques et leurs appréhensions à s’inscrire pleinement dans le processus de résolution de la crise, comment envisager les conséquences à venir, pour cette Côte d’Ivoire déjà meurtrie ? A la lumière des développements passés et récents de l’actualité, tentons ensemble d’y apporter des réponses.

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29/09/2011

Régime Ouattara, vers une fin irréversible

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Hamed Bakayoko, ministre de l’intérieur d’Alassane Ouattara était récemment en visite au Ghana. Une visite de travail au cours de laquelle il a rencontré les exilés ivoiriens vivants dans ce pays. Les propos qu’il leur a tenus, lors de cette rencontre, ont fait la une des journaux proches du pouvoir, qui s’en sont donnés à cœur joie : « Arrêtez de rêver à des coups d`Etat » ou encore: « Aucune magie ne peut faire revenir Gbagbo au pouvoir ». Dans cette Côte d’Ivoire, version Alassane Ouattara, il est récurent de voir des ministres de la république étaler leurs carences politique sur la place publique: des bourdes de Mme Kandia Camara, en passant par les dérives verbales de Koffi Koffi Paul, la liste de carences, vient de s’enrichir de celle du sieur Hamed Bakayoko. Mais ne dit-on pas que l’élève est à l’image du Maître ? Hamed Bakayoko, en effet n’a fait que traduire, par ses propos, la vision politique du régime d’Alassane Ouattara sur la situation que vit la Côte d’Ivoire. Pour ce régime, les populations proches de Laurent Gbagbo, notamment les ivoiriens réfugiés au Ghana, cherchent à opérer un coup d’Etat qui mettrait le Président Laurent Gbagbo au pouvoir. Pour le peuple ivoirien réputé pacifique, quoique résistant, cette appréciation des choses est tout à fait biaisée, car, dit-on, faire de la politique, c’est être capable d’avoir une bonne appréciation de la réalité. Et ne vient pas en politique le premier aventurier. Surtout lorsqu’on aspire à diriger une nation. La politique est un métier, une activité noble qui s’exerce avec aisance et habilité et qui ne souffre pas d’amateurisme. D’ailleurs, les amateurs politiques, tout de suite, on les reconnait. Dixit Laurent Gbagbo. En Côte d’ivoire, les amateurs en politiques sont connus : il s’agit de Ouattara et de son équipe gouvernementale. En effet, accuser les ivoiriens qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo, de vouloir fomenter un coup d’Etat, c’est faire preuve de peu de sens critique. Car en réalité, ces ivoiriens ont pleinement épousé la vision de celui qui a affirmé : «…  j’ai passé trente 30 années à lutter dans l’opposition sans prendre le moindre fusil, sans soulever le moindre couteau, ni la moindre aiguille. Et cela n’était pas dû à la personnalité du président Houphouët, ni à son charisme, mais cela était plutôt dû à la conception que j’ai de la politique ». De même, faire croire à ces ivoiriens qu’ils doivent oublier celui qu’ils ont élu pour leur dignité, c’est leur faire une injure et hisser le mépris à son paroxysme. Si Ouattara croit que le renversement de son régime, par un coup d’Etat militaire, viendrait des ivoiriens proches de Gbagbo, le délivrant ainsi des griffes de ses créanciers occidentaux, qu’il se détrompe très vite, car les causes de son imminente chute se trouvent ailleurs. A travers les non-dits du ministre de la république, nous verront comment ce régime si fébrile, porte en lui-même, les germes de sa chute et sème les ingrédients qui l’y conduiront irréversiblement.

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24/09/2011

Crise ivoirienne, l’illusoire travestissement de la réalité

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La Côte d’Ivoire a été pendant plusieurs mois, au plus fort de la crise sociopolitique qui la secoue, sous le feu des projecteurs des média internationaux. La guerre engendrée par cette crise a connu un dénouement des plus tragiques. A la faveur de la prise du pouvoir par Ouattara Alassane, ces média semblent ne plus s’y intéresser, partis sous d’autres cieux, à la recherche d’évènements plus ‘’croustillants’’. On pourrait alors penser que la page Gbagbo est complètement tournée et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans ce pays. C’est du moins ce que tentent de faire croire, ces derniers temps, Ouattara et ses complices, à l’opinion nationale et internationale. Or, cette guerre qui ne se justifie d’ailleurs pas, a sans conteste, contribué à déstabiliser la société ivoirienne et à mettre à mal l’unité nationale. Elle a aussi et surtout remis en cause des acquis de démocratie, de libertés individuelles et de souveraineté de la Côte d’Ivoire.

Comment les récentes manœuvres du régime en place, visent-elles à nier cette évidence, mais aussi comment ce régime cherche, de manière désespérée, à falsifier les tristes réalités que vit le peuple ivoirien. Analyse des faits.

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19/09/2011

Côte d’Ivoire, pays pauvre très endeuillé

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A la faveur de la guerre orchestrée par les forces de la coalition franco-onusienne, dont l’objectif inavoué était le renversement du Président élu Laurent Gbagbo pour imposer Alassane Ouattara aux ivoiriens, la Côte d’Ivoire, naguère vitrine de l’Afrique de l’Ouest, s’est appauvrie. Elle n’est plus ce pays riche que l’on connaissait. Aujourd’hui méconnaissable, la terre d’Eburnie, est devenue l’ombre d’elle-même. Dans cette crise dite postélectorale, dont on dénombre plus de 3000 morts, elle n’a pas encore fini de faire son deuil. Pire, elle continue de compter ses victimes. Au moment où Ouattara annonce une croissance économique de 8% et que, euphoriques, les journaux proches du pouvoir, s’en font l’écho, et prédisent la tombée imminente d’une pluie de milliards, pour ceux qui veulent bien y croire, la Côte d’Ivoire affiche un taux de pauvreté jamais atteint de toute sa jeune histoire. Etre pauvre, c’est bien entendu, ne pas être riche, simple question de logique. Or la Côte d’Ivoire, comme on le sait, regorge de nombreuses richesses naturelles. Ici donc, la pauvreté dont nous parlons, revêt un tout autre aspect. Depuis l’arrivée du filleul de Sarkozy à la tête de ce pays, il y a en effet un indicateur de richesse qui fait cruellement défaut à la Côte d’Ivoire. De quoi s’agit-il ?

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16/09/2011

Sortie médiatique de Ouattara sur TF1, la vérité triomphera du mensonge !

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Alassane Dramane Ouattara, a effectué son énième tour de pigeon-voyageur sur la France. Le prétexte trouvé cette fois, est la cérémonie de remise du prix Houphouët Boigny pour la paix. Passons le nombre pléthorique de personnalités hétéroclites composant sa délégation, allant de présidents d’Institutions, de ministres, aux suiveurs de la république. Le tout, bien entendu, aux frais du contribuable ivoirien. Des chefs d’Etats françafricains non plus, n’ont pas manqué à l’appel. Soit ! Nos projecteurs aujourd’hui, tout comme ceux de la chaîne de télévision française TF1, seront braqués sur l’invité du jour, Monsieur Alassane Ouattara, qui à l’occasion, a accordé un entretien à cette chaîne privée.

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