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19/02/2012

Présidence de la CEDEAO ou l’histoire de la poutre et de la paille

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« Alassane Ouattara prend la tête de la CEDEAO (…). Ouattara est désormais le président des présidents de l’Afrique de l’Ouest. C’est tout à l’honneur et au prestige de la Côte d’Ivoire certes ».

C’est avec ces termes élogieux que les partisans du « président reconnu par la communauté internationale », décrivent sa désignation à la tête de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les reportages des envoyés spéciaux à Abuja au Nigéria, les commentaires pompeux et les images diffusées, n’en finissent pas. Tous les médias d’Etat ont été mobilisés pour couvrir cet évènement qualifié d’exceptionnel et présenté comme « un retour de la Côte d’Ivoire au premier plan, dans le concert des Nations ». Et patati et patata.

Avec Alassane Ouattara, on est habitué à ce genre de tapage médiatique. On sait que l’homme a « la frime facile ». On reconnait qu’il aime les projecteurs et adore se faire dérouler le tapis rouge. N’a-t-il pas évincé d’un tour de bras, son premier Directeur de la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne) lorsque celui-ci manqua de couvrir le retour d’un de ses intempestifs voyages ?

Alassane Ouattara président en exercice de la CEDEAO, c’est un fait. Mais l’ivoirien lambda, celui qui, chaque jour voit et vit les tristes réalités de son pays, s’interroge : « Et puis après » ? En d’autres termes, qu’est ce que cette présidence d’Alassane Ouattara apportera de mieux à son hypothétique quotidien ? D’autre part, qu’est ce que Ouattara pourra apporter de positif à la CEDEAO, alors que la Côte d’Ivoire, ce pays qu’il est censé diriger, sombre de jour en jour dans un abîme socio-politique ? Question simple et logique. L’occasion est alors belle pour citer ce célèbre proverbe à notre homme fraîchement bombardé président : « La charité bien ordonnée, commence par soi-même ». Une façon de dire en substance à Monsieur Ouattara : « Commence d’abord par régler la pagaille que toi et tes alliés avez jetée en Côte d’Ivoire, avant de prétendre te pencher sur ceux de la CEDEAO ».

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Alassane Ouattara et ses FRCI, fauteurs de troubles sociaux !

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Arrah, petite ville située dans la localité de Bongouanou a été le théâtre d’affrontements sanglants entre éléments des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire), l’armée d’Alassane Ouattara et la population locale. Bilan, une dizaine de morts et plusieurs blessés. Depuis ‘’l’invasion’’ des villes et villages de la Côte d’Ivoire, par ces hommes en armes, c’est de façon récurrente, que l’on assiste à des altercations tragiques entre populations civiles et éléments des FRCI. Les plus récentes sont celles de Vavoua (6 morts, plusieurs blessés) et de Sikensi (4 morts, plusieurs blessés). Il y a eu aussi de Lopou, Divo et plusieurs autres villes de l’intérieur qui ont certes vécues des évènements similaires, mais qui n’ont malheureusement pas bénéficiées de la même couverture médiatique. Il y a surtout Duékoué, où ces affrontements ont été particulièrement meurtriers au plus fort de la crise post-électorale.

Comment comprendre cet épineux problème devenu monnaie courante à travers tout le pays, dans nos villes et villages ? Un quotidien proche du régime Ouattara a cru y trouver une réponse, mais comme à son habitude, est complètement passé à côté de la plaque, en barrant à sa une : « Les pro-Gbagbo ont un plan diabolique : provoquer les FRCI et déstabiliser Ouattara ». A en croire ce canard, les affrontements à répétition entre FRCI et populations civiles, feraient partie d’un plan des proches de Laurent Gbagbo pour nuire au régime d’Alassane Ouattara. De la mauvaise foi tout simplement ! Cela n’est d’ailleurs pas surprenant, venant de ce quotidien laudateur en mission commandée pour son champion Alassane Ouattara. Cette honteuse sortie de ces défenseurs du nouveau régime a naturellement pour but de blanchir coûte que coûte, les protégés d’Alassane Ouattara dont l’image reste ternie par leurs nombreux dérapages. Elle vise aussi à jeter l’anathème sur les populations victimes des hommes de Ouattara.

Pour mieux comprendre ce phénomène, il est impératif d’aller à ses origines. Comme nous ne cessons de le préconiser à tous ceux qui aimeraient saisir le sens de la crise qui secoue depuis plusieurs années la Côte d’Ivoire, il faut aller rechercher les causes des faits à leurs sources.

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